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Critique de Clark Kent - Superman #0

par Blackiruah le mar. 23 avril 2019 Staff

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C’est un avion ? C’est un génie ? Non c’est Brian M. Bendis !

Vous savez dans ma boutique de comics, on m’a longtemps surnommé “Bendis”. Pourquoi ? Car je vouais un culte à ce scénariste qui a ce talent inné pour le dialogue et qui aime basculer le statu quo des personnages. Et justement, l’un des événements phares de 2018 fut l’arrivée de l’auteur au sein de DC Comics et ça sera Superman qui deviendra le premier jouet du scénariste !

Ainsi, Urban Comics a fait le choix judicieux de nous proposer ce run et l’ensemble des sagas (puisque l’auteur a hérité, par la suite, des séries “Superman” et “Action comics”) sous la forme d’une seule série nommée “Clark Kent - Superman” commençant avec le tome 0 et la première mini-série de l’auteur sur la franchise : “Man of steel”.

Dès les premières pages, Brian bouscule déjà le personnage. Loïs Lane et Jon semblent avoir disparu, laissant Clark seul dans son quotidien et au Daily Planet.

Et c’est pas fini ! ©

Puisque l’auteur crée une nouvelle menace extraterrestre, Rogol Zaar, à mi chemin entre Elvis et Jean Marie Le Pen (soit Jean Marie Elvis), qui hait les kryptoniens, et ne semble pas étranger à la destruction de Krypton… Problème : il va apprendre que des survivants résident sur la Terre… Il n’en fallait pas plus pour déclencher une nouvelle traque... très violente.

On s’y attendait mais c’est par le prisme de la déconstruction que le scénariste star commence son run sur l'icône de DC Comics. Tout d’abord, il nous montre un Clark perturbé de ne plus être avec sa femme et son fils, ce qui le fragilise mentalement, permettant de montrer que Superman a des faiblesses. Mais ce dernier reste le plus grand super héros de la planète et s’évertue à être le grand sauveur mais l’arrivée de notre ami Jean Marie Elvis va dynamiser le tout à travers des combats dantesques, vilain qui s’avère également plus fort que notre héros, ce qui pimente le tout.

Bref, je n’ai pas vu le temps passé. Le volume se dévore d’une traite. Et bien sûr, ça passe d’abord par les dialogues bien sentis, les quelques idées qui attisent la curiosité non seulement sur ce récit mais aussi pour son futur run.

Pour le reste, le titre laisse la part belle au dessinateurs… Avec Ivan Reis, Jason Fabok, Doc Shaner, Ryan Sook et même Adam Hugues (!), autant vous dire qu’il y a de quoi se laver la rétine avec un joli travail où chacun, à sa manière, magnifie le style iconique rendant le tout agréable à contempler. Mention spéciale à Ivan Reis… Qui est devenu un maître en la matière ! (Et ça tombe bien : c’est lui qui illustre le 1er ac de “Superman”).

Du tout bon !

En bref

Mon saint seigneur Bendis débarque chez DC et il commence en fanfare avec cette mini série qui bénéficie des meilleurs dessinateurs de la franchise et déconstruit plusieurs aspects majeurs (Superman n’est plus le plus fort, il n’est plus accompagné de sa femme ni de son fils, etc.) qui change la dynamique du personnage tout en gardant l’essence même du héros. Rien que pour ça, je dis oui monsieur ! Surtout si l’auteur continue de démontrer tout son talent de dialoguiste !

8
Positif

Bendis a de vraies idées

Les dialogues rythmés

La brochette de dessinateurs all-star

Negatif

C’est triste pour la dynamique Jon / Loïs / Clark...

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