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Critique de Conan Le Barbare #1

par Le Doc le jeu. 7 nov. 2019 Staff

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Né sur un champ de bataille...

Si on met de côté les bandes dessinées officieuses publiées au Mexique dans les années 50 et 60, c'est Marvel qui a véritablement fait du barbare créé par Robert E. Howard une star des comics en 1970. Pendant plus de 25 ans, l'éditeur a sorti régulièrement de nombreux titres, les principaux étant le mensuel Conan the Barbarian et le magazine en N&B Savage Sword of Conan (dont Roy Thomas fut le principal maître d'oeuvre) qui ont souvent figuré aux classements des meilleures ventes. Marvel a fini par perdre l'exclusivité et c'est Dark Horse qui s'est ensuite chargé d'animer les aventures du Cimmérien de 2003 à 2018...avant que Conan revienne en quelque sorte "à la maison" il y a quelques mois.

On peut partager les comics récents de Conan en deux catégories : les aventures "classiques" dans l'âge hyborien (les séries Conan the Barbarian, Savage Sword of Conan et les mini-séries Age of Conan), et celles du héros qui a franchi les dimensions pour combattre aux côtés des autres personnages Marvel (Avengers : No Road Home, Savage Avengers, Conan : Serpent War...).

Premier titre de la relance marvellienne, Conan the Barbarian est écrit et dessiné par deux grands fans de Conan et de Robert E. Howard, le scénariste Jason Aaron (Star Wars, Thor...) et le dessinateur Mahmud Asrar (Supergirl, X-Men Red...). Jason Aaron reprend une structure qu'il a déjà utilisé avec succès sur ses épisodes de Thor, en passant d'une époque à l'autre, du jeune Conan à son destin en tant que roi. Cette façon de construire ce premier arc, intitulé Vie et Mort de Conan, rappelle à sa façon l'oeuvre de Robert E. Howard, qui ne suivait pas un ordre chronologique dans son déroulé des exploits du Cimmérien.

Combattant dans l'arène, mercenaire dans la guerre contre les Pictes, jeune voleur, pirate, mercenaire dans l'armée turanienne...et Roi d'Aquilonie. Jason Aaron s'arrête sur plusieurs grands moments (on pourrait même dire "passages obligés") de la vie de Conan en orchestrant des épisodes indépendants plein de bruit et de fureur, d'action sauvage et d'horreur. Indépendants...ou presque. Car il y a un fil rouge qui se dessine dès le début et qui conclut l'album sur un cliffhanger...

Les intrigues sont tout de même assez classiques, il y a des situations qui ont déjà été exploitées dans d'autres bandes dessinées, mais cela ne m'a pas gêné. Car l'ensemble est très bien raconté (je n'ai pas trouvé les nombreux récitatifs pesants par exemple, j'apprécie ce type de narration dans une bande dessinée Conan) et caractérisé et les nombreux combats ne manquent pas de souffle, notamment grâce à une partie graphique musclée. 

Mahmud Asrar livre ici pour moi un de ses meilleurs travaux, aussi bien au niveau du découpage énergique, du soin apporté aux détails et à la création d'ambiance, notamment lorsque les créatures surnaturelles sont mises en avant (l'épisode sur le bateau est dans ce domaine très efficace). Il sait également bien différencier le Cimmérien aux âges différents où il est présenté. L'argentin Gerardo Zaffino s'occupe de l'épisode 4 centré sur le Roi Conan, avec son style rugueux très accrocheur (j'ai beaucoup aimé les visuels de ce numéro et l'analogie avec le lion, son animal totem).


En bref

Un très bon début pour un album proposé à un prix découverte de 10 euros, une excellente initiative de la part de Panini, par Crom !

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