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Critique de Les trésors de Marvel #7

par Le Doc le ven. 12 août 2022 Staff

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1981.

L'année 1981 a marqué le 20ème anniversaire du renouveau de Marvel Comics, le premier numéro des 4 Fantastiques, le comic-book par lequel tout a commencé, étant sorti en novembre 1961 (pour la date de couverture). Pour souffler dignement ces 20 bougies, le scénariste et dessinateur John Byrne (qui avait pris les commandes du titre quatre numéros plus tôt), a concocté un épisode mémorable, bien imprimé dans ma mémoire puisque c'est par celui-là que j'ai découvert son run à l'âge de 12 ans et que je le relis toujours avec plaisir. 

Terror in a tiny town propose une version littérale de ces couvertures de Kirby représentant un Fatalis dominant les F.F. de sa taille, symboliquement parlant. Dans une intrigue qui rappelle aussi bien La Quatrième Dimension que des séries B à la Docteur Cyclops, les membres de la Première Famille découvrent que leurs esprits ont été enfermés dans des mini-corps artificiels par Fatalis et le Maître des Maléfices, deux adversaires aux buts très différents. C'est très bien écrit et caractérisé, la partie graphique est impeccable, la progression dramatique ne connaît pas de faiblesses et l'assaut final est palpitant. Un classique !

Le mot classique s'applique également à Daredevil #168, le numéro qui marque les débuts  de scénariste de Frank Miller, dessinateur du titre depuis le #158. Et Miller a commencé fort avec la première apparition d'Elektra et une plongée dans le passé de Matt Murdock où l'amour et la mort se mêlent pour former une poignante tragédie. Il paraît que les plans initiaux de Frank Miller pour Elektra n'allaient pas au-delà de ce #168...il a donc bien fait de se raviser...

Autre classique absolu, l'arc narratif Days of Future Past, publié dans Uncanny X-Men #141  et 142. Chris Claremont et John Byrne (oui, encore lui) se dirigeaient vers la fin de leur collaboration avec cette inoubliable saga en deux parties, d'une grande densité aussi bien au niveau de la puissance des thèmes développées que de l'impact dramatique des événements se déroulant en parallèle en 1980 et 2013. Les scènes d'action sont également toujours aussi prenantes dans ce chef d'oeuvre du genre qui fait partie de ces comics qui résistent avec bonheur au passage des ans, comme les deux mentionnés plus haut...

Ces quatre épisodes auraient suffi à donner une excellente note à cette septième livraison des Trésors de Marvel mais le reste du sommaire fait légèrement baisser le niveau. J'ai découvert le premier épisode de Dazzler (qui n'est pas du tout inédit mais je n'ai pas lu le Titans correspondant) et ce n'était pas fameux. Après plusieurs apparitions aux côtés de héros comme  Spider-Man et des X-Men, Alison Blaire (créée à l'occasion d'une collaboration finalement avortée entre Marvel et une maison de disques spécialisée dans le disco) a eu droit à son titre solo à partir de mars 1981. Il ne se passe franchement pas grand chose dans un premier numéro dans lequel la chanteuse se lamente sur sa carrière au point mort. Elle se remémore la première manifestation de ses pouvoirs avant que son ami Hank McCoy l'avertisse d'une opportunité. Il ne reste alors que deux pages pour qu'elle soit choisie pour devenir la chanteuse principale d'une nouvelle boîte de nuit...alors que l'autre candidate était l'Enchanteresse d'Asgard (!). Pas ce que Tom DeFalco a écrit de mieux...et pour la partie graphique, le jeune John Romita Jr (qui n'est resté que trois numéros) ne se montre pas vraiment inspiré (et on voit bien que le visage de Dazzler dans les trois premières pages est dessiné par son illustre paternel). 

Il y a aussi un épisode des Avengers, le procès en cour martiale de Hank Pym après ses actions dans les numéros précédents. Un sujet délicat traité avec des gros sabots par Jim Shooter et pauvrement dessiné par Bob Hall. Le scénariste enquille les situations grotesques et les dialogues gênants. Décevant...et pour terminer cette sélection, on retrouve une série inédite de portraits sur les Dieux d'Asgard écrits par Mark Gruenwald et joliment illustrés par Keith Pollard.

En bref

Next : 1975.

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