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Critique de Le Fléau #4

par Le Doc le dim. 27 nov. 2022 Staff

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Ma vie pour toi...

Entre 2008 et 2012, Marvel Comics a adapté le monumental Le Fléau de Stephen King en bande dessinée. Le scénariste Roberto Aguirre-Sacasa a découpé l'oeuvre de King en 31 épisodes répartis en 6 arcs narratifs publiés sous la forme de mini-séries. La quatrième est intitulée Hardcases et s'intéresse à ce moment charnière de la saga qu'est la recréation de ce qu'on peut appeler l'"ancienne société". Les gens installés à Boulder, ceux qui ont suivi la force du bien qu'est Mère Abigail, se rassemblent autour d'un comité de personnes de confiance (Stu, Frannie et cie) et d'éléments aussi nostalgiques que rassurants...mais l'organisation reste encore fragile et il suffirait d'un seul grain de sable pour que tout déraille. Le scénario joue bien sur cette tension sous-jacente par le comportement de Harold Lauder, le jeune homme aigri (et perdu) qui attend son heure...

Du côté de Las Vegas, il n'y a pas de place pour une chose telle que la démocratie. Randall Flagg fait régner l'ordre par la peur et des démonstrations sanglantes (la scène est particulièrement efficace) qui font leur effet sur le moral des habitants. Le début de cette série d'épisodes suit les pas de ce cinglé de Donald Merwin Elbert, alias la Poubelle, personnage plus supportable sur papier que dans les deux adaptations télévisuelles (Matt Frewer et surtout le médiocre Ezra Miller n'ont pas eu peur d'en faire des caisses).

Le format BD permet d'être plus exhaustif et de traiter tous les rebondissements de cette odyssée à travers l'Amérique, comme celle avec le Kid, absent des deux séries TV. Le loubard nostalgique des années 50 donne brièvement une touche d'incertitude au parcours de la Poubelle et sert surtout à démontrer qu'il ne faut pas toucher aux élus de l'Homme en Noir (le dessinateur Mike Perkins est comme souvent à l'aise dans les ambiances horrifiques) ...

L'installation à Boulder est une période faite de discussions, de nombreuses décisions à prendre...il s'agit donc d'une partie de l'aventure très bavarde sans être ennuyeuse car la caractérisation est soignée; l'évolution des relations, entre ceux qui se connaissent depuis longtemps et ceux qui arrivent, est très intéressante et le suspense, principalement centré autour de tout ce qui concerne Harold et Mère Abigail, est bien dosé. Et même en sachant ce qui va arriver, je suis toujours autant captivé par cette histoire que j'ai lue pour la première fois au début des années 90...


En bref

Les couvertures originales de Tomm Coker, les notes de Mike Perkins et les cartes des traversées composent la partie bonus en fin de volume.

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