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Critique de Le tueur - Affaire d'état #4

par vedge le mar. 10 janv. 2023 Staff

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artisanat d’art et de mort

Le tueur n’est plus autoentrepreneur de « traitements négatifs », mais devenu une sorte de fonctionnaire d’état, ou du moins l’état français est son employeur. Si le choix de ses cibles est donc affaires d’état, selon ses règles, le pourquoi l’indiffère, seul le comment, en bon professionnel, l’intéresse.

Après trois tomes consacrés aux trafics politico-mafieux dans une ville portuaire, le tueur s’est, semble-t-il, mis au vert, dans une région montagneuse qui ressemble aux Cévennes. Mais le calme est de courte durée. Entre trafic d’être humains mené par ses voisins et nouveaux contrats à réaliser, le tueur repart au boulot rapidement. La découverte de violences faites aux enfants, dans les deux cas, semble toucher un point sensible, sur un homme, dont on avait jusqu’alors déceler nulle faille, nulle passion des sentiments. Le tueur semble évoluer dans ce tome en questionnant le pourquoi de son travail et songeant, peut-être, à en changer les règles. Une évolution qu’il sera intéressant de suivre dans le prochain tome.

Le dessin a toujours, selon moi, cet antagonisme apparent d’extrême justesse et détails dans les décors et une efficace simplicité jusqu’à l’épure, dans les traits du personnage principal. Une mention particulière sur le travail des gris teintés de couleur et de lumière de plusieurs cases.

Assez verbeux en voix off, pour un être introverti qui ne lâche que peu de mots à voix haute, quelles que soient les circonstances, le tueur détaille sa vision désabusée du monde. Fier, finalement, du travail qu’il réalise et de sa propre déontologie, il déchire pour le lecteur le voile dont se parent les vérités lues ou entendues dans les médias, pour faire apparaitre le côté obscur de notre démocratie.

Le tueur fait face avec plus de circonspection à une nouvelle affaire d’état, où ses talents d’effaceur de problèmes sont souhaités ; Chemin faisant, il s’interroge sur l’éventualité d’un engagement périphérique pro Bono.

En bref

Le tueur fait face avec plus de circonspection à une nouvelle affaire d’état, où ses talents d’effaceur de problèmes sont souhaités ; Chemin faisant, il s’interroge sur l’éventualité d’un engagement périphérique pro Bono.

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