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Critique de Plastok #1

par damss le jeu. 23 févr. 2023 Staff

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Plastok, une série en toc ?

Plastok nous emporte dans un futur peut-être pas si lointain sur notre bonne vieille Terre. Cette dernière est polluée par le plastique sous toutes ses formes. L’Homme a apparemment disparu et il ne reste à la surface de la planète que des insectes. Ces derniers parlent, se déplacent et vivent et se comportent comme des humains. Une grande prêtresse, une coccinelle, à quelques jours de la passation de pouvoir, va trouver la mort par empoisonnement. Son conseiller Bug, un puceron, va être accusé à tort. C’est ce dernier que nous allons suivre.

Le scénario est original sans l’être. Je m’explique. L’originalité tient dans le monde qu’ont laissé les humains. Ces humains qui ont disparu de la planète et qui ont laissé une quantité incroyable de plastique à sa surface. Dans tous les déchets que nous pouvons observer au fil des pages, on reconnait certains objets et cela nous fait sourire malgré le contexte dramatique. Un clin d’œil notamment à cette statue à l’image de Bouddha qui est un bébé en plastique tenant dans sa main un tue-mouche. Cependant cette originalité reste en second plan. Pour le reste, on découvre une civilisation d’une époque médiévale composée d’insectes de différentes espèces comme la mante religieuse, la coccinelle, le puceron, la fourmi, le scarabée et j’en passe… Cette communauté s’est construite à l’identique de l’homme. On reconnait ainsi des temples, des villes, des bateaux fabriqués comme les humains pourraient le faire mais à la taille des insectes. De même que l’organisation de la civilisation avec la justice, des prisons, des condamnations dans la fosse… aux grenouilles. Du coup cela reste une histoire plutôt classique qui tourne autour du décès mystérieux d’une grande prêtresse et la fuite d’un jeune puceron accusé à tort de meurtre. En parallèle à cela, il naît une sorte d’amitié assez rapide entre une mante religieuse et notre puceron qui les emmènera ensuite vers de nouveaux horizons…

Ce premier tome tente de concilier l’introduction d’un univers totalement nouveau, la trame d’une histoire solide et développer des personnages mais la scénariste peine à y parvenir. Pourtant les éléments de base sont plutôt bien trouvés, cependant, l’originalité de l’univers se perd un peu au milieu d’une trame classique et de personnages caricaturaux. La trame de départ se centre sur le puceron accusé à tort qui veut tenter de prouver son innocence et cela se termine dans les dernières pages par une chasse au trésor. L’univers des insectes est une super idée mais pourquoi les faire évoluer dans des villes humaines ? De même, nous sommes dans un futur post apocalyptique, pourquoi intégrer des constructions et armures romaines dans les cités des insectes ? Enfin l’amitié entre nos deux personnages principaux est un peu rapide et manque de sens. Bref, ces quelques incohérences ne m’ont pas permis de m’immerger entièrement dans cet univers et c’est bien dommage.

Côté graphisme, on commence avec un travail d’édition de qualité. La couverture est agréable au toucher et il y a un vernis brillant sur certaines parties de la couverture. Cela rend l’objet plus travaillé. Les dessins quant à eux sont bien réussis. On distingue facilement les différentes espèces d’insectes et on les reconnaît. Les regards sont expressifs et la colorisation est bien travaillée. J’ai beaucoup aimé le traitement de la foule pendant le combat dans l’arène, avec une colorisation rouge pour montrer la colère, la rage pendant le combat, puis le bleu pour laisser transparaître la déception et le retour au calme de la foule. Le dessinateur est à l’aise tant sur les personnages que sur les décors. J’ai beaucoup aimé voir apparaître le Pont du Gard (Habitant à côté, j’y suis sensible) même si la pertinence d’un décor romain reste un grand mystère.

J’ai terminé cet album avec un sentiment de perplexité extrême. Je ne sais pas où veulent aller les auteurs. Est-ce que le fait de partir sur une trilogie les a poussé à couper un peu le scénario initial ? Toujours est-il que la trame de l’histoire est floue, puisque différente entre le début et la fin de l’album. L’univers post-apocalyptique est finalement qu’un élément de décor pour le moment et n’apporte rien à l’histoire, nous verrons par la suite si cela prend davantage d’importance. L’univers des insectes qui se développe après la disparition de l’Homme pourrait être intéressant mais le fait de les faire évoluer dans des villes romaines m’ont un peu perdu. Vite lu, vite oublié, je serai curieux de lire la suite pour voir si cet album est juste un mauvais départ ou simplement une série à éviter

En bref

J’ai terminé cet album avec un sentiment de perplexité extrême. Je ne sais pas où veulent aller les auteurs. Est-ce que le fait de partir sur une trilogie les a poussé à couper un peu le scénario initial ? Toujours est-il que la trame de l’histoire est floue, puisque différente entre le début et la fin de l’album. L’univers post-apocalyptique est finalement qu’un élément de décor pour le moment et n’apporte rien à l’histoire, nous verrons par la suite si cela prend davantage d’importance. L’univers des insectes qui se développe après la disparition de l’Homme pourrait être intéressant mais le fait de les faire évoluer dans des villes romaines m’ont un peu perdu. Vite lu, vite oublié, je serai curieux de lire la suite pour voir si cet album est juste un mauvais départ ou simplement une série à éviter

4
Positif

Un univers dans lequel l'espèce humaine a disparu en laissant des tonnes de plastiques et des insectes intelligents

Des dessins avenants qui aident à l'immersion

Negatif

Une quête initiale qui change totalement entre le début et la fin de ce premier album

Des insectes humanisés totalement dans un futur post-apocalyptique et qui vivent à la romaine

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