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Critique de Daredevil #326

par Le Doc le mar. 18 juin 2024 Staff

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L'Arbre de la Connaissance

Poursuivons l'exploration de l'une des plus mauvaises périodes de la série Daredevil avec l'arc narratif Tree of Knowledge (L'Arbre de la Connaissance en V.F.) qui s'étend du #326 au #332. Après avoir publié Fall from Grace dans la collection TOP BD, Semic a choisi ces épisodes pour reprendre la publication régulière de Daredevil et en a fait l'un des événements de l'anniversaire de la revue Spécial Strange qui fêtait alors son centième numéro. Je n'avais pas relu la prestation de D.G. Chichester et Scott McDaniel depuis les années 90...et je la trouve toujours aussi indigeste qu'à l'époque...

Daredevil #326 s'ouvre sur l'enterrement de Matt Murdock. Ses amis et alliés sont rassemblés autour de sa tombe, sans se douter que le cercueil contient en fait le corps de l'Hell-Spawn, le double maléfique du héros. Murdock a choisi ce subterfuge pour protéger ses proches car sa véritable identité était sur le point d'être révélé. Mais cela reste aussi peu convaincant que lorsqu'il faisait croire que DD était son frère jumeau...la situation est cruelle envers Foggy Nelson et Karen Page (le premier mène difficilement ses affaires, la deuxième tente d'oublier Matt en continuant sa croisade contre l'industrie du porno) et Matt essaye de faire croire que Daredevil a changé aussi bien au niveau des méthodes que du comportement, ce qui est illustré de façon un peu trop lourde...

Dans L'Arbre de la Connaissance, la menace principale est une organisation répondant au nom de System Crash, une faction de l'Hydra réunie par un baron Strucker qui veut créer le chaos et gagner encore plus de pouvoir en manipulant les autoroutes de l'information de l'Internet. Les membres de System Crash ont tous commencé en tant que pirates informatiques avant d'être améliorés et de prendre des nouveaux noms typiques des années 90, Bitmat, Killobyte, Steel Collar, Wirehead ou encore Technospike. Les actes des vilains terrorisent la ville et le scénariste multiplie alors les guests pour seconder Daredevil...et parfois de manière artificielle car si Captain America a un rôle important, je doute de l'intérêt de la participation de Gambit par exemple. 

Comme la saga précédente, je n'ai pas du tout accroché à la narration de D.G. Chichester. Ces sept chapitres sont  mal ficelés, embrouillés, ennuyeux. Les protagonistes et leurs motivations m'ont vite fait décrocher et je suis toujours aussi partagé sur les planches de Scott McDaniel, qui peut se montrer aussi dynamique dans l'action qu'illisible par moments (et il y a vraiment des moments où l'encrage et la colorisation n'aident pas, comme pour les visions holographiques très Donjons et Dragons de Wirehead). Chichester et McDaniel ont eu besoin de souffler au milieu de la saga, le #328 étant un interlude médiocre écrit par le coloriste Gregory Wright et dessiné par Sergio Cariello. 

Bref, il n'y a pour moi pas grand chose à sauver dans ces épisodes. D.G. Chichester et Scott McDaniel ont ensuite fait une autre pause pour développer le destin d'Elektra dans la mini-série Les Racines du Mal ce qui explique que l'arc suivant est signé par le duo Gregory Wright et Tom Grindberg (ouch)...

En bref

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