Duplicité...
Après la mini-série Elektra : Les Racines du Mal, D.G. Chichester est revenu sur la série Daredevil, sans Scott McDaniel parti dessiner le Green Goblin de Tom DeFalco (en partie publié par Panini dans la revue fourre-tout Marvel). Un retour qui allait être de courte durée...pendant une brève période, entre Tom DeFalco et Bob Harras, Marvel n'a pas été supervisé par un mais par cinq rédacteurs en chef qui sont chacun occupés d'une section de cet univers. Bobbie Chase a été la responsable des titres Marvel Edge (Daredevil, Ghost Rider, Hulk, Punisher, Doctor Strange) et pour ce qui était de l'Homme sans Peur, elle ne voulait pas travailler avec Chichester qui a été viré du titre sans que la nouvelle lui soit annoncée par la nouvelle boss.
Pour protester, D.G. Chichester a donc signé son dernier arc narratif sous un pseudonyme et celui qui avait fait des études de cinéma a choisi le nom de Alan Smithee pour ses derniers épisodes, ce nom d'emprunt était alors pris par des cinéastes qui voulaient ne pas être liés à des films qu'ils avaient reniés. Mais bon, vu le niveau des #338 à 342, Chichester n'avait pas vraiment de quoi être fier. La partie graphique est toute aussi médiocre que pour les épisodes précédents, avec aux crayons sur les premiers chapitres un Alexander Jubran qui n'a pas fait de vieux os chez Marvel (en cherchant, j'ai juste retrouvé son nom sur des albums d'une collection Glénat); Keith Pollard remontant très légèrement (car il y a de la précipitation dans le trait et les finitions) le niveau sur les deux dernières parties.
Au niveau du scénario, D.G. Chichester a touché le fond avec cette histoire de vengeance d'un ancien homme de main du Caïd, défiguré et fou après sa dernière rencontre avec Fisk. Un affrontement qui impliquait des vieilles connaissances de Matt Murdock dans une suite de flashbacks apparemment incohérents avec l'histoire du comic-book avant une explication joliment capillotractée pour que la continuité ne soit pas bousculée. Ce Kruel traque les témoins de sa chute pour tenter de reconstruire les pièces éclatées de sa mémoire, ce qui donne un festival de violence gratuite, la femme de Ben Urich finissant à l'hôpital et Glorianna O'Breen à la morgue, l'ex-petite amie de Matt et de Foggy revenant juste pour quelques pages après une longue absence pour être précipitée du haut d'un immeuble.
Bref, c'est mal écrit, mal dessiné, ennuyeux, trop long...et la nouvelle vie de Matt Murdock en tant que "Jack Battlin" inintéressante au possible. Il valait mieux en effet s'arrêter là...







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