Le Procès de Karen Page
Avec un petit coup de main (Ben Raab sur le #373, Jonathan Barron sur le #374 et même Chris Claremont sur le #375), Joe Kelly a terminé sa prestation sur Daredevil avec un arc en cinq parties qui met un terme à l'intrigue globale avec Mr Fear débutée lors du passage de Karl Kesel sur le titre. Kelly revient sur un élément donné à la fin de l'épisode de l'émeute pénitentiaire, une étrange inscription écrite avec du sang dans une cellule vide. Celle d'un certain Charles Burroughs, psychopathe qui se révèle être la progéniture d'un juge qui avait tiré les ficelles dans l'ombre pour effacer les actes de son fils et l'enfermer dans une cellule anonyme sans espoir de sortir un jour.
C'était compter sans Mr Fear qui a fait évader Burroughs dans le but que ce dernier fasse de la vie de Karen Page un enfer, terrorisant la jeune femme jusqu'à ce qu'elle commette un acte irréparable, partie du plan de Fear pour tourmenter son vieil ennemi Daredevil (rappelons que ce Fear connaît la véritable identité de l'Homme sans Peur). Il y a de bons moments de suspense dans cette histoire mais aussi des péripéties qui n'apportent pas grand chose à l'ensemble, comme la participation du Ghost Rider, un de ces personnages qu'on voyait un peu partout dans les années 90, dans le #372.
Malgré des dessins encore une fois décevants, les premiers chapitres ne sont pourtant pas si mal ficelés. La relation entre Matt et Karen, souvent compliquée par les activités super-héroïques de DD, est plutôt bien écrite et Joe Kelly semble se régaler à écrire les répliques de Rosalind Sharpe. Le retour de sa demi-soeur Candace apporte un peu plus de rebondissements dans la vie de ce pauvre Foggy. Et la réouverture de la radio WSFK permet à Karen de remettre sa carrière sur les rails...avant que les actes de Charles Burroughs précipitent sa chute...
Ce n'est pas excellent mais il y a de bonnes choses, donc...avant une dernière partie complètement ratée. Joe Kelly se loupe dans un dernier acte confus (j'ai même cru qu'il manquait quelque chose entre le #374 et 375) et le numéro double anniversaire se perd entre une narration embrouillée et un ultime affrontement contre Mr Fear qui ne valait pas cette longue attente. Et s'il y a du beau monde à la partie graphique, les dessinateurs invités (dont Cary Nord, Tom Lyle, John Paul Leon ou encore Rick Leonardi) ne livrent pas leur meilleur travail.
Il y a bien sûr un happy-end, Joe Kelly refermant son année sur Daredevil par du soulagement pour nos héros...mais il aurait pu se passer d'une stupide dernière case...








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