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Critique de Marvel Comics Presents #5

par Le Doc le sam. 20 juil. 2024 Staff

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Le voir pour le croire...

En 1988, Marvel a débuté la publication de Marvel Comics Presents, une série au format anthologique qui présentait le plus souvent 4 segments de 8 pages à chaque numéro. Si les stars marvelliennes étaient mises en avant (comme Wolverine qui fut un pensionnaire régulier du titre depuis le #1 et les « Mystères de Madripoor »), MCP était aussi l’occasion pour l’éditeur de faire le tour de son catalogue de personnages, dont certains n’avaient alors pas ou plus le potentiel commercial pour soutenir un titre régulier. Dans un même numéro, il pouvait y avoir Black Panther et Cyclope aux côtés de Shamrock, Paladin ou encore American Eagle par exemple.

Les histoires de MCP restent en grande partie inédites en V.F. Sur ce qu’on a eu dans les magazines Lug/Semic, il pouvait y avoir aussi bien de l’anecdotique (le plus souvent) que des histoires plus importantes (le Weapon X de Barry Windsor-Smith a ainsi été publié en sérial dans Marvel Comics Presents).

Daredevil a eu droit à sa première histoire dans MCP à l’occasion du #5 (traduit dans la V.I. Semic). Un récit au ton intismiste signé Terry Kavanagh et Dwayne Turner. DD essaye d’aider un adolescent persuadé d’être poursuivi par un homme qui veut le tuer. Le ton grave insiste bien sur la paranoïa du gamin jusqu’à ce que Daredevil découvre la vérité : il n’y a pas de harceleur, ce n’était que la tentative désespérée d’un ado solitaire, abandonné par des parents toujours absents, pour attirer l’attention sur lui. Pas de façon égoïste car la dernière case montre qu’il ne va pas bien du tout, le genre de combat qu’un super-héros ne peut remporter…

Malgré une partie graphique faiblarde, elle est pas mal, cette histoire courte…ce qui n’est pas le cas celle au sommaire du #49 (inédite en V.F.), par John Figueroa et Ron Wilson. Lors d’une patrouille nocturne, DD arrête un trafic de drogue sur les quais de la Grosse Pomme. Le justicier aveugle disperse rapidement le gang et a un peu plus de mal avec le chef, un black balaise qui a lui aussi un pouvoir, une sorte de sens radar. Bref, que du classique qui se termine sans surprise par l’arrestation du bonhomme. Le scénariste en profite aussi pour ajouter un discours maladroit sur le thème du « Sauveur Blanc » (le titre V.O. est White Messiah), asséné ici avec des gros sabots.

En bref

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