Le Procès du Siècle
Un soir dans le Bronx. Deux petites crapules dévalisent la boutique d'un prêteur sur gages. Un policier les surprend, la situation dégénère et le flic est tué...pour une télé, des jeux vidéos et des bijoux. Une silhouette apparaît et tente d'arrêter les malfaiteurs mais alors qu'il récupère la télévision qu'on lui a balancé dessus, l'homme est pris à parti par deux autres policiers pendant que les vrais criminels s'enfuient. Il s'agit en fait du Tigre Blanc, un super-héros qui avait pris sa retraite depuis plusieurs années...et vu la scène qu'ils ont sous les yeux, ils ne perdent pas de temps pour arrêter l'ancien justicier...
J'avoue que le premier White Tiger, Hector Ayala, est un personnage que je ne connais pas bien, n'ayant que très peu des Peter Parker : Spider-Man dans lesquels il est apparu (et je n'ai jamais lu les Deadly Hands of Kung-Fu). Je sais juste que son histoire est tragique (sa famille a été massacrée par un de ses ennemis) et qu'il a fini par renoncer à la puissance de ses amulettes de jade pour vivre une vie tranquille avec la femme qu'il aimait. Quelques années plus tard, la tentation fut la plus forte et face aux injustices quotidiennes dont il était le témoin, Hector a décidé d'endosser à nouveau son costume et de reprendre les patrouilles. Bien mal lui en a pris...
Malgré ses problèmes actuels, Matt Murdock accepte de défendre Hector Ayala sur la demande de ses amis Luke Cage et Danny Rand. Le numéro 39 est entièrement consacré au procès et si je ne suis pas un grand fan de ce genre d'histoire (je trouve souvent les scènes de tribunaux un peu trop statiques), Brian Michael Bendis sait apporter de l'intensité au parcours d'un homme bon qui s'est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. L'ensemble est très bien ficelé, plus court que d'habitude (le scénariste emballe ça en trois épisodes au lieu des six habituels) et monte en puissance jusqu'à un final prenant et efficace dans son impact dramatique. Car même si Daredevil finit par disculper Hector, le témoignage d'un des voleurs arrive hélas bien trop tard...
Pour ce court arc, Alex Maleev a laissé la place à Manuel Gutierrez, qui a livré une prestation solide mais il est dommage qu'il ait du laisser la place à Terry Dodson pour le dernier chapitre tant la différence de style entre les deux dessinateurs se ressent sur l'atmosphère du récit....









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