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Critique de Daredevil #9

par Le Doc le lun. 19 août 2024 Staff

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Le Roi de Hell's Kitchen

Après avoir laissé la place à David Mack pour un arc sur Echo (les #51 à 55 réunis par Panini dans un Marvel Graphic Novel...je reviendrai sur cet album un peu plus tard), Brian Michael Bendis a repris les commandes de la série Daredevil à partir du #56. Et après la fin choc du #50 (l'Homme sans Peur ridiculise le Caïd, se démasque face aux fidèles clients du Josie's Bar et se proclame maître du quartier qui l'a vu naître), le scénariste utilise l'astuce narrative du time jump et démarre le cycle d'épisodes réunis sous le titre Le Roi de Hell's Kitchen par un "un an après"...

C'est par le témoignage de Ben Urich, qui rencontre dans un café une personne dont l'identité sera révélée à la fin du premier chapitre, qu'on apprend ce qui est arrivé pendant cette année. Le "nettoyage" de Hell's Kitchen par Daredevil, des actions musclées du super-héros qui ont terrorisé les petits gangsters à un tel point qu'ils n'osent plus réagir contre lui ou contre son identité civile. Hell's Kitchen est tranquille et le justicier, véritable "légende urbaine" comme l'appelle Urich, a laissé la place à l'avocat. Mais alors qu'il se pensait à l'abri, Murdock est attaqué quelques mois plus tard par des yakuzas bien décidés à s'emparer de son territoire...

Depuis quelques numéros, l'évolution de Matt Murdock est intéressante. Ses actes sont commentés aussi bien par ses alliés super-héros que par ses proches (ce qui se traduit notamment par quelques échanges tendus) et tout mène à l'expression d'une dépression nerveuse qui touche le héros depuis le décès de Karen Page. À quelques exceptions près (le Dr Strange est réduit au rôle de potiche), Bendis maîtrise bien la caractérisation des protagonistes, dans l'enquête de Ben, les réactions de Milla et Foggy et le team-up final qui voit Daredevil remettre son costume pour combattre la mafia asiatique aux côtés de Spider-Man, Luke Cage et Iron Fist. 

Mais les qualités du récit ne font pas oublier les défauts, les quelques longueurs, le côté verbeux (Bendis enchaîne des échanges et récitatifs fluides et d'autres un peu plus pesants) et les faiblesses de la partie graphique. Le découpage d'Alex Maleev est parfois confus et les cases peuvent être surchargées d'effets inutiles (ombres, pluies...) qui en réduisent la lisibilité. Plus ça avance, plus je me dis que je deviens hermétique à son style (même s'il est bon dans les ambiances sombres), c'est trop "froid" pour moi...

En bref

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