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Critique de Daredevil #11

par Le Doc le jeu. 22 août 2024 Staff

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L'Âge d'Or

La révélation de l'identité super-héroïque de Matt Murdock dans les tabloïds a bouleversé la vie de nombreuses personnes liées de près ou de loin au quartier de Hell's Kitchen...et même certaines dont on ne connaissait pas encore l'existence. Au début de Daredevil #66, un vieil homme revient dans ces rues qu'il arpentait des années auparavant. Son regard est perdu, il ne reconnaît plus rien...il n'y a qu'un visage qui hante ses pensées, celui de Matt Murdock...

Cet homme se nomme Alexander Bont et au fil des pages, Brian Michael Bendis nous révèle qu'il était le chef de la pègre de Hell's Kitchen avant Wilson Fisk, le Caïd avant le Caïd. Le scénariste raconte son ascension et sa chute à travers des flashbacks qui adoptent un style graphique différent. Pour les années 40, c'est le noir et blanc...et je trouve d'ailleurs que les dessins d'Alex Maleev sont pas mal du tout sans la couleur, les contrastes sont soignés et l'atmosphère de récit noir fonctionne. 

Pour la chute de Bont, le scénario nous renvoie aux débuts de Daredevil, avec plus de trames et une colorisation moins sombre que les pages du présent. Le problème avec cet exercice de rétro-continuité est que Bendis se plante dans des détails chronologiques, notamment dans l'utilisation du costume rouge et jaune alors que Daredevil était déjà passé à sa panoplie emblématique. Ce retour vers le passé révèle pourquoi Bont en veut à Murdock, qui avait refusé de le défendre peu après l'ouverture du cabinet Nelson & Murdock. Bont est jeté en prison...et il n'en sort qu'à l'âge de 93 ans, alors qu'il n'a plus rien à perdre. 

L'ancien Caïd manipule Melvin Potter, alias le Gladiateur, pour qu'il l'aide à mettre la main sur Murdock et Bont s'injecte ensuite de la MGH pour mieux se battre, ce qui finira par lui être fatal vu son âge avancé. Malgré les défauts soulignés ci-dessus et l'habituel verbiage de Bendis, l'auteur a bien géré les allers-retours entre passé et présent et fait bien monter les enjeux jusqu'au règlement de compte final (dommage pour ce pauvre Melvin qui se retrouve en taule alors qu'il avait changé de vie). Bendis poursuit aussi la sous-intrigue concernant l'agent du F.B.I. Del Toro qui se révèle être la nièce du regretté Tigre Blanc dont elle a hérité les amulettes, ce qui donne lieu à une scène d'entraînement (car DD n'a pas vraiment le temps d'en faire plus) aussi rapide qu'efficace.

En bref

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