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Critique de Daredevil #1

par Le Doc le jeu. 3 oct. 2024 Staff

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New York, New York !

Daredevil faisait partie de ces nombreuses séries que je suivais régulièrement depuis ma prime jeunesse et ce fameux combat DD/Hulk orchestré par Roger McKenzie et Frank Miller. Et puis après le run de Bendis, j'ai commencé à rater un 100% Marvel puis deux sans ressentir de manque. Ressort cassé, trop plein de sinistrose ? Peut-être bien. À l'époque, j'avais juste lu le (très) mauvais Shadowland en kiosque. Il y a eu ensuite l'annonce d'une nouvelle relance du titre par Mark Waid et de nombreuses critiques dithyrambiques aux States. Des avis positifs totalement mérités...j'avoue que je n'avais pas relu ces épisodes depuis au moins dix ans et malgré une petite baisse de régime lors de la saga du Disque Oméga (j'y reviendrai plus tard), cette relecture n'a rien perdu de son efficacité.

La narration du scénariste est toujours aussi impeccable. Tout en déroulant son histoire, qui débute par une amusante scène d'action lors d'un mariage (l'Homme sans Peur va empêcher la Tâche, vieil ennemi de Spider-Man, qui avait été rebaptisé La Saleté...mouais...dans cette traduction Panini, de commettre un kidnapping), Mark Waid ne fait pas table rase du passé et truffe son scénario d'éléments qui permettent de bien saisir où en est Matt Murdock et le petit monde qui l'entoure à cet instant précis de leur vie, pour les nouveaux lecteurs et ceux qui avaient lâché la série. C'est fait avec une telle fluidité que ça ne parasite pas le fil conducteur de l'intrigue principale.

Avec lui et son dessinateur Paolo Rivera, la série était redevenue plus légère (mais pas que...). L'ouverture donne le sourire, le face-à-face avec Captain America est subtilement mené et impeccablement dialogué), bondissante, amusante, pleine d'action et de suspense, notamment dans les #2 et 3 qui opposent l'Homme sans Peur au maître du son Klaw (très bonne idée d'affrontement, avec des idées visuelles judicieuses). Le côté avocat n'est bien évidemment pas oublié avec la première apparition de la belle Kirsten McDuffie, nouveau procureur adjoint, dans le quotidien de Matt et Foggy et une évolution intéressante du cabinet Nelson & Murdock.

La partie graphique est remarquable. Les compositions de Paolo Rivera, ses mises en pages bourrées de trouvailles qui font mouche...cela faisait longtemps que les pouvoirs de Daredevil n'avaient pas été aussi bien représentés. La back-up réalisée par Marcos Martin est un petit chef d’oeuvre. Elle sert surtout à montrer l’étendue des pouvoirs de Matt, mais loin d’être un simple inventaire, Waid profite de cette petite balade de Matt et Foggy dans les rues de New-York pour faire le point sur la vie de l'avocat aveugle de très belle façon. Et encore une fois, le talent de Martin s’exprime à travers des planches de toute beauté et qui regorgent de détails. Prenez cette double page où on voit Matt et Foggy traverser un pâté de maison…le mouvement des personnages est limpide, l’oeil se pose toujours sur des détails importants et j’ai adoré comment le dessinateur met en relief la façon dont Matt perçoit les choses…une odeur, un bruit, la silhouette d’une femme...

Bref, quel beau début pour ce volume 3 !

En bref

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