Un dragon, une fée, une barbare… et des ennuis en pagaille
On retourne dans la forêt la plus barrée de la fantasy avec Raghnarok, Livre 3 : In Girum Imus Nocte, toujours signé par le génial Boulet chez Glénat. Après deux tomes qui nous ont fait craquer pour ce dragon catastrophe et ses comparses, ce troisième volume, qui compile trois albums de la série, pousse l’humour et l’aventure encore plus loin.
L’histoire : un dragon, une fée, une barbare… et des ennuis en pagaille
Dans ce tome 3, on retrouve notre trio iconique : Raghnarok, le dragon vert qui rate tout ce qu’il entreprend, Najette, la fée à la magie aussi imprévisible qu’un lancer de dés, et Roxane, la barbare préado qui cogne d’abord et réfléchit… jamais. Cette fois, leurs mésaventures les entraînent dans des péripéties toujours plus loufoques : affrontements avec des créatures improbables, quêtes absurdes et tentatives désastreuses pour prouver leur valeur. Le titre latin, In Girum Imus Nocte (“Nous tournons en rond dans la nuit”), donne le ton : nos héros avancent, mais pas forcément dans la bonne direction, et c’est ça qui fait tout le sel de l’histoire. Boulet continue de tisser un univers médiéval-fantastique délirant, où chaque page réserve son lot de surprises et de rires.
Le style Boulet : un feu d’artifice visuel et narratif
Côté dessin, Boulet est au sommet de son art. Son trait, toujours aussi expressif et cartoon, gagne en assurance avec des planches qui débordent de vie. Les décors de la forêt, les monstres grotesques et les expressions hilarantes de Raghnarok (mention spéciale à ses yeux paniqués) sont un pur bonheur. Les couleurs, vibrantes, accentuent l’énergie débridée de la BD, et chaque case est truffée de détails qui récompensent les relectures attentives.
Au niveau du scénario, Boulet maîtrise l’art du gag en une page tout en commençant à esquisser des arcs narratifs plus longs. Les dialogues sont ciselés, les situations absurdes s’enchaînent avec une fluidité remarquable, et les références à la pop culture ou à la fantasy classique fusent sans jamais être lourdes. Najette, avec sa baguette magique qui invoque toujours le même lutin rose inutile, et Roxane, dont la hache semble avoir une vie propre, volent presque la vedette à Raghnarok. Pourtant, c’est bien ce dragon maladroit qui reste le cœur battant de la série, avec son mélange d’innocence et de chaos.
Mon avis : un tome qui brille, mais tourne un peu en rond
Raghnarok, Livre 3 : In Girum Imus Nocte est un concentré de tout ce qui fait le charme de la série : de l’humour à gogo, des personnages ultra-attachants et un univers qui ne cesse de s’étoffer. Boulet excelle à nous faire rire avec des gags qui font mouche à chaque page, et l’alchimie entre Raghnarok, Najette et Roxane est toujours aussi savoureuse. Ce tome gagne en ambition avec des séquences plus épiques et une exploration plus poussée de l’univers, ce qui ravira les fans.
Cependant, le format “gag par page” montre parfois ses limites. Si les blagues sont toujours efficaces, certaines peuvent sembler moins percutantes, et on ressent par moments un léger essoufflement dans la formule.
En bref
Ce troisième tome de Raghnarok est une ode à l’humour absurde et à la fantasy décomplexée. Boulet confirme son talent pour créer des personnages qu’on adore et un univers où chaque page est une explosion de rire. Si vous cherchez une BD pour vous détendre et vous marrer, ce In Girum Imus Nocte est un incontournable. Raghnarok n’a peut-être pas encore appris à voler, mais il nous fait planer sans effort !








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