Ce qui n’est pas négociable
Le Comte de Champignac est devenu espion du FBI et doit déceler, qui, parmi les professeurs et les étudiants de la prestigieuse université de Princeton, a des affinités avec les communistes. Triste pour un être aussi intelligent d’en arriver là. Mais Pacôme a perdu sa moitié qui fut sa seule raison de vivre. Depuis, il cherche la mort sans vouloir se la donner lui-même. D’ailleurs Blair, la disparue, est toujours présente à lui seul, fantôme le questionnant ou l’orientant, l’accompagnant dans son immense tristesse mais le secouant aussi. Elle lui soumet l’histoire d‘Orphée, descendu aux enfers récupérer l’être aimé et se retournant sur le chemin du retour la perdant à jamais ; Alors, après autant de volonté pour descendre si loin la chercher s’est-il retourné sur le retour alors que tout semblait gagné ?
En parallèle, Champignac s’interroge sur la disparition en grand nombre d’étudiants et de professeurs de l’Université. Trop proche de la vérité, il oblige Edgard J. Hoover à le déplacer vers Los Alamos, où le gratin des cerveaux US s’échine à mettre au point la première bombe nucléaire.
Le récit est truffé de références à diverses inventions, dont Hégésippe semble avoir donné l’idée à ceux qui les théoriseront ou les mettront au point plus tard. Le lecteur navigue avec une grande fluidité entre vulgarisation scientifique et récit d’aventures.
Le dessin est une ligne claire dont le trait et les couleurs se laissent parfois aller à quelques fantaisies, dans une mise en page néanmoins classique et sage.
Un récit doublement poignant de deux hommes amoureux lutant chacun à leur manière contre l’irréversible, non négociable.
En bref
Un récit doublement poignant de deux hommes amoureux lutant chacun à leur manière contre l’irréversible, non négociable.
Positif
Dessin ligne claire sensible et récit poigant








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