Chronique pour les tomes 5 à 8
1. L’histoire dans l’arène des damnés
Dans ces quatre tomes (T5 à T8) de la Perfect Edition chez Meian, New Grappler Baki plonge dans l’arc des condamnés à mort, un classique déjanté de la saga. Cinq prisonniers ultra-dangereux s’évadent simultanément de geôles high-security à travers le monde, laissant derrière eux un message clair : ils cherchent la défaite absolue, un défi ultime pour tester leurs limites. À Tokyo, ils croisent la route des figures du tournoi souterrain, provoquant une série de duels brutaux – Hanayama contre le boxeur Tommy Carbine, Andoh face au géant Youri Chakovsky, et Baki lui-même contre un chirurgien fou qui dissèque les combattants pour perfectionner ses techniques. Baki, entre sa vie de lycéen et ses entraînements, doit naviguer ces menaces tout en visant toujours son père Yujiro. L’organisateur du tournoi, Tokugawa, tire les ficelles, et l’intrigue culmine en une guerre ouverte entre arts martiaux de l’ombre et de la lumière, avec des enjeux qui montent en puissance sans temps mort.
2. Dessin et scénario : une danse de titans
Le dessin d’Itagaki reste une référence : musclé, dynamique, avec des planches qui explosent en impacts viscéraux et des expressions qui capturent la fureur primitive des fighters. Dans cette Perfect Edition, la qualité papier sublime les détails anatomiques et les chorégraphies de combat, rendant chaque page un régal visuel.
Côté scénario, j’ai apprécié la façon dont l’auteur structure ces affrontements comme des duels philosophiques : chaque condamné incarne un vice ou une obsession (la rage, la précision chirurgicale), forçant les héros à affronter non seulement des poings, mais leurs propres faiblesses. Un régal de voir des personnages comme Dorian, Doyle ou encore Oliva. Des brutes qui adorent se battre et n’hésitent pas à modifier leur corps pour être encore plus forts. J’aime aussi revoir des personnages de la saison 1, personnages qui eux aussi ont bien évolué, subissant des traitements médicaux spéciaux. Les transitions entre bastons et moments plus calmes, comme la romance entre Baki et Kozue, ajoutent une couche d’humour absurde sans diluer la tension. C’est du shônen pur, où la quête de force absolue se teinte d’une réflexion sur la défaite comme voie de dépassement, bien dosée pour garder le rythme haletant.
3. Mon avis général
Ces tomes 5 à 8 de New Grappler Baki en Perfect Edition confirment pourquoi la série est un pilier des mangas de baston : des combats iconiques qui marquent, un univers cohérent et une édition Meian au top (couvertures glossy, format généreux). Ça reste très violent et exagéré, ce qui peut rebuter les sensibles, mais pour les fans, c’est un retour aux sources solide qui prépare le terrain pour la suite. Une réédition qui rend justice à un classique, accessible aux nouveaux comme aux vétérans. C’est ouf !!!
En bref
Des duels épiques avec des condamnés enragés, pour un arc qui cogne fort et questionne la force sans pathos excessif.









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