Critique de Don't call it Mystery #8
par Tampopo24 le mer. 19 nov. 2025 Staff
Ne pas juger à la couverture
Quel bonheur de pouvoir replonger dans un histoire signée Yumi Tamura après que son éditeur français nous ait fait peur et qu'on ait craint un nouvel abandon de série.
J'ai donc retrouvé avec grand plaisir le singulier Totono, détective amateur, à qui il arrive toujours des choses incroyables malgré son flegme cotonneux légendaire. Ce tome était le tome parfait pour reprendre la série. Débutant sur une courte petite histoire, le mettant en scène avec son amie Leica, il ne commençait pas par un suspense intense, permettant de se laisser à nouveau conduire dans les ambiances particulières de la série.
On enchaîne ainsi 3 histoires dont seule la dernière est traditionnellement à cheval sur ce tome et le suivant, où on retrouve bien le ton si unique de l'autrice qui n'hésite pas, une fois n'est pas coutume à dénoncer certains fonctionnements de notre société. On l'aime pour ça.
La première histoire fait bien écho à notre actualité puisqu'elle se passe dans un musée où des malfaiteurs tentent de dérober un tableau, du moins c'est ce qu'on croit avant que Totono vienne mettre son grain de sel. C'était amusant de parler de la politique de mettre des faux tableaux pour protéger les originaux et des trafics que cela occasionne. La 2e histoire revient sur Leica, la compagne d'aventure de Totono juste avant, et nous avons une belle surprise qui nous attend. Je ne l'avais pas vu venir et j'ai trouvé cela poignant, avec justement un de ces messages dont l'autrice a le secret, sur le sujet de la maltraitance des enfants cette fois. Enfin la dernière histoire nous emmène auprès de deux jumelles qu'on n'arrive plus à distinguer tant elles s'amusent à se faire passer l'une pour l'autre et on appelle notre héros pour résoudre cela.
Chaque histoire est assez simple en soi mais toujours prenante. Je les ai trouvées moins bavardes que d'habitude ou alors c'est parce que je me suis habituée. J'ai trouvé intéressant d'y voir Totono en duo à chaque fois avec Leica, ils se complètent bien de part leurs histoires et leurs sentiments. Cela donne une nouvelle dynamique à la lecture. Après les histoires sont tranquilles et on pourrait avoir tendance à les oublier une fois le livre refermé malgré le bon moment passé en leur compagnie à chercher à percer le mystère. C'est plus la malice et le ton décalé qui nous tiennent en haleine.
En bref
Bonheur de replonger dans les aventures de Conan à la sauce Yumi Tamura avec un anti-héros par excellence. On perd un peu en qualité (papier et couverture) mais au moins peut-on continuer et c'est une bonne chose car c'est un plaisir de découvrir désormais notre Totono en duo avec Leica. L'autrice n'a rien perdu de sa morgue et parvient encore à nous frapper, au milieu de ses enquêtes, avec des sujets de société lourds mais nécessaires. Quel bon moment !








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