Les symboles ne meurent jamais

Dernier tome de la trilogie concernant la rani du Jhansi, cet opus monte petit à petit en puissance, vers la révolte du peuple indien, mené par ses anciens rois et reines. Manikarnika œuvre avec discernement pour accompagner le mouvement de fond sans risquer, trop vite, des désagréments pour son peuple. Puis vient le temps du réveil du tigre, le temps de prendre les armes pour s’opposer au colonisateur, qui bâillonne, exploite, spolie le peuple indien. De victoire en défaite, la rani devient un mythe, un exemple, une figure emblématique de la révolte et du courage. Au travers de ce personnage de femme forte, alliant la finesse politique à la fureur guerrière, c’est une des pages de l’Inde de la fin du XIXe siècle qui est dépeinte, avec la révolte des cipayes ; Ceux-ci refusent de déchirer avec leur dents les cartouches en papier lubrifiées avec de la suif (graisse de porc ou de bœuf), considérée comme impure par par les musulmans et les indous. Cela mènera à la première révolte d’indépendance, en 1857, noyée dans le sang par les Britanniques. Le dessin, coloré et vif, rend bien compte des combats, y compris la charge héroïque finale.

Un troisième tome qui clôt un triptyque haut en couleur. Il suit le parcours d’une reine indienne, profondément investie vis-à-vis de son peuple et œuvrant par tous les moyens pour lui restituer sa liberté et sa culture.

En bref

Un troisième tome qui clôt un triptyque haut en couleur. Il suit le parcours d’une reine indienne, profondément investie vis-à-vis de son peuple et œuvrant par tous les moyens pour lui restituer sa liberté et sa culture.

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