Robinson Crusoé
Un nouveau tome de Stern, c’est la garantie d’un voyage au long cours sans les méandres de l’âme humaine. Ce sont forcément des rencontres. Comme Stern ne cherche pas le contact, hormis de ses livres, ce sont les autres qui viennent à lui. C’est le destin qui frappe à sa porte et l’emporte. En l’occurrence, dans ce tome, c’est le manque d’argent qui le fait accepter une mission de simple traduction, finalement risquée. Pris en otage, il débarque sur une île ; Un microcosme ou se déroulent moultes évènements en forme de grand huit émotionnel, de la joie à l’horreur de l’incompréhension à la peine.
Porté par un superbe dessin, qui hésite entre un réalisme clair, pour dépeindre le Far West et les personnages autres que le héros, et le romantisme de certaines cases, vision de nature ou destin suspendu. Les gens et les choses semblent de manière différente, plus intense, quand Stern les regarde. Il balade son air nonchalant et débonnaire, faux misanthrope déjà retiré du monde et de ses turpitudes ; Il va à l’essentiel de l’instant, dans l’action et les émotions. Un passé lourd, un futur improbable, un monde présent d’incompréhension, où il peine à trouver sa place. Alors la solitude et la lecture pourraient être la solution d’un nouveau Robinson Crusoé.
Un tome qui se joue sur un espace réduit, une île, mais condense tout ce qui fait le charme de cette série, tant au dessin qu’au scénario.
En bref
Un tome qui se joue sur un espace réduit, une île, mais condense tout ce qui fait le charme de cette série, tant au dessin qu’au scénario.
Positif
Un scénario dense qui déroule à la vitesse du héros ses circonvolutions
Un dessin ou se côtoient le réel et les émotions.









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