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Critique de La Colline aux coquelicots

par ivan isaak le sam. 21 janv. 2012 Staff

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A l'occasion de la sortie du dernier film du studio Ghibli sur nos écrans, Delcourt nous propose le manga d'origine, shôjo des années 80 bien ancré dans son époque. Autant le dire tout de suite, le film n'est que "inspiré" du manga et n'en est absolument pas l'adaptation tant les différences sont nombreuses.

La colline aux coquelicots, c’est avant tout un shojo du début des années 80. Par conséquent, si le style de cette époque vous rebute, vous aurez beaucoup de difficultés à apprécier le titre de Chizuru Takahashi (au dessin) et Tetsuro Sayama (au scénario). Au centre du récit, nous retrouvons Umi, surnommée Mer (traduction française du mot japonais), et sa famille, qui habitent la maison familiale, une pension. Umi y vit avec sa grand-mère, son petit frère et sa petite sœur, ainsi que 3 pensionnaires, dont Hokuto, futur vétérinaire et dont Umi se sent très proche. Depuis la disparition de son père en mer il y a 10 ans, Umi se charge de la cérémonie matinale de levée des drapeaux. Et alors que sa mère, photographe, est en voyage d’affaires aux Etats-Unis, c’est la jeune fille qui a en charge toute l’organisation de la pension. Le quotidien d’Umi va être bouleversé par les évènements se produisant dans son lycée où, pour rembourser une dette contractée au jeu et renflouer les caisses de leur club respectif, Kazama et Mizunuma organisent divers évènements pour réussir à vendre plus d’exemplaires du journal de l’école…

Fille au caractère bien trempée, Umi donne à La colline aux coquelicots un cachet certain rien que par sa présence. Ne mâchant pas ses mots mais restant tout de même une lycéenne, elle est même touchante lorsqu’il est question de ses sentiments, que ce soit pour Hokuto ou pour Kazama. Témoignage de son époque, le titre offre une lecture très agréable et seul le style peut être éventuellement un frein. Dommage que l’adaptation du studio Ghibli se révèle si peu fidèle et aseptise totalement l’œuvre d’origine, en en changeant le contexte, les évènements majeurs et certains personnages.

Pour ceux n’ayant pas vu le film et qui seraient adeptes de shojo old-school, La colline aux coquelicots sera une lecture rafraichissante et plaisante. Rythmée et se terminant en happy-end, la série possède suffisamment de qualités pour trouver son public. En espérant que cela donne envie à Delcourt (ou d’autres éditeurs) de publier plus de shojo de cette époque, véritable âge d’or du genre. A lire, même sans être intéressé par le film.

En bref

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