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Critique de Au nom du fils #2

par vedge le mer. 1 févr. 2012 Staff

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Ce tome 2 est comme une ballade nonchalante, comme une deuxième vie pour un honnête homme qui n’a connu que le labeur ouvrier, l’horizon limité d’un chantier naval.
Si ce n’était cette urgence de trouver son fils, ce pourrait être une simple quête de lui-même, une parenthèse pour se retrouver ou être autre, cet autre qu’il s’était refusé à voir éclore derrière le carcan du devoir.
Au bout du voyage il y a peut-être un fils, retrouvé, mais au cours du voyage il y a tous ces êtres auxquels il n’aurait certainement jamais prêté attention en d’autres temps et en d’autres lieux et qui deviennent, le temps de sa quête, de son fils et de lui-même, comme autant de balises placées sur le chemin pour le guider.
Le dessin a cette douceur tranquille d’aquarelles en demi-teintes par lesquelles on peine à croire que quoi que ce soit ait l’importance qu’on lui prête.
Les personnages, aux traits et au physique marqués, à petits traits de crayons et touches de couleurs en ombres et en lumières, sont attachants dans leur touchante vulnérabilité.
Un parcours pittoresque et initiatique pour un homme âgé que l’on aurait pu croire plus détenteur d’expérience et de sérénité, qu’ingénu découvrant le monde, mais duquel finalement on se sent proche tellement sa quête transcende les nôtres, tellement les retrouvailles familiales semblent l’allégorie de retrouvailles personnelles.

En bref

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