Le troisième tome de Blast, la tête la première, est encore une fois un titre qui se découvre avec plaisir au fil des pages, où l’accueil clin d’œil de nos deux flics interrogeant Polza résume l’entrée en matière par la phrase «on y retourne » !
Et ce n’est pas la quête de maison vide à la recherche d’abris en début de volume qui nous fera souffler : on en sera plus sur le parcours de Polza sur les moais, statues de l’île de Pâques représentées dans les blasts, on découvrira l’univers de l’hôpital psychiatrique, où la vision de Manu Larcenet, voir la critique, vise en plein cœur, et frappe là où cela fait mal, soit les points faibles de cette institution : la déshumanisation. Le point culminant du livre sera atteint dans un évènement horrible.
On notera également la rencontre avec le père de Carole qui va illustrer les maladies mentales d’une manière étouffante, comme si nous étions dans la pièce en train de souffrir avec eux... Heureusement que les deux flics et notre énorme bonhomme, malgré ses défauts, sont là pour nous rappeler qu’il y a du bon en chacun de nous.
L’univers sombre de blast est prolongé dans un troisième volume qui nous démontre un début de réponse de la création du personnage de Polza et des gestes de chacun, pour terminer… dans un prochain et indispensable volume 4.
En bref
on en sera plus sur le parcours de Polza sur les moais, statues de l’île de Pâques représentées dans les blasts, on découvrira l’univers de l’hôpital psychiatrique, où la vision de Manu Larcenet, voir la critique, vise en plein cœur, et frappe là où cela fait mal, soit les points faibles de cette institution : la déshumanisation. Le point culminant du livre sera atteint dans un évènement horrible.
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