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Critique de Johan et Pirlouit #3

par Auray le mar. 20 août 2013 Staff

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Le tome 3 de l’intégrale de Johan et Pirlouit, brigands et malandrins, commence fort bien avec déjà de l’inédit en couverture, puisque celle-ci est le second essai qui a été proposé pour l’album la flûte a six schtroumpfs, elle n’a rien à envier à la première, en est-il de même pour ce livre, aura-t-il à rougir par rapport aux précédents tomes ? Dans une qualité égale à ses prédécesseurs au niveau de l’extérieur, tournons vite les pages pour en venir aux fameux récits de présentation, qui, ne nous le cachons pas, participe beaucoup à l’intérêt général du pavé. Toujours pas déçu, on en a plein les yeux comme à chaque fois, le texte est complet par rapport à de plus récente intégrale comme le tome 1 des schtroumpfs aux éditions Dupuis. Pour chaque album (tome 7 : la flèche noire, tome 8 : le sire de Montrésor, tome 9 : la flûte à six schtroumpfs), on a la petite « histoire » de l’époque. On peut également rajouter des introuvables des versions cartonnées comme les courts-récits « les mille écus » et « les anges », ainsi que des contes écrits par Peyo : un illustré par Rosy (Tif et Tondu) pour « le général monte en ballon » et un autre par Morris (Lucky Luke) « le violon magique ». Parfois drôle ou sympathique, voire émouvant, elles amènent toujours une morale très chrétienne véhiculée depuis toujours par le journal Spirou lors des évènements comme Noël ou Pâques. Pour vous donner un petit aperçu du propos, on y apprend par exemple, l’inspiration du chanter faux de Pirlouit, tous les anciens projets autour du petit homme qui a failli représenter le journal (mais le Gaston Lagaffe de Franquin arriva), le pourquoi d’un changement de lettrage et surtout la révolution de l’abandon du style « gaufrier » dans la mise en place des cases, ou le secret de création des personnages secondaires, et enfin le phénomène schtroumpfs. La flèche noire est bien taillée dans le bois si j’ose dire, tant il fait honneur au talent de narration de l’auteur, très drôle sur le thème de l’usurpation d’identité ou encore un homme masqué à la Dumas inspire l’aventure. J’en ai vraiment ri, et Pirlouit est bien ici le héros de l’histoire. D’ailleurs, on le retrouve au centre du tome 8, le sire de Montrésor, qui vaut son pesant d’or justement rien que pour ses personnages secondaires parlés précédemment, en les personnes de Madame Gwendoline, au comique naturel, malgré elle, et surtout Romulus, le faucon végétarien, une excellente trouvaille graphique au taux de sympathie élevé. Enfin, le dernier tome de ce livre, la flûte à six schtroumpfs, est celui qu’il faut au moins avoir lu un jour pour voir ne serait-ce que le début des lutins bleus. Adapté même en dessin animé, il est le début de la grande histoire à succès de Peyo, au détriment de Benoît Brisefer, Poussy, et surtout Pirlouit au fil des années. Mais en attendant ce retour aux sources moyenâgeuses est le plus drôle, le mieux mené et marque d’un menhir l’œuvre entière de Peyo. Indispensable pour tous ceux qui aiment la bd franco-belge de l’école Marcinelle en son âge d’or, vous pouvez le schtroumpfer au plus vite, qu’on se le schtroumpfe !

En bref

Ce retour aux sources moyenâgeuses est le plus drôle, le mieux mené et marque d’un menhir l’œuvre entière de Peyo. Indispensable pour tous ceux qui aiment la bd franco-belge de l’école Marcinelle en son âge d’or, vous pouvez le schtroumpfer au plus vite, qu’on se le schtroumpfe !

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