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Critique de Transmetropolitan #3

par Blackiruah le lun. 23 févr. 2015 Staff

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Suite à l’élection du sourire, Spider Jérusalem est en bien mauvaise posture face à un nouveau président qui lui a promis l’enfer. Mais c’est du journaliste le plus déjanté que l’on parle : il va très vite montrer de quel bois il se chauffe à travers ce nouveau volume toujours aussi jouissif à lire.

Abrégeons de suite la partie graphique qui reste toujours de très bonne facture : toujours autant de détails, de petites touches de satyres par-ci, par-par là et un ton graphique qui colle au genre science-fiction punk. On ressent bien le plaisir de Darrick Robertson de mettre les personnages dans des postures politiquement incorrectes, l’impact est puissant et énergique. Idéal, rien de plus.

Bref, revenons sur le fond du récit où Warren Ellis se penche sur un cas très intéressant : la censure. Comme on pouvait s’y attendre le sourire va mener la vie dure à notre journaliste, si agréable à vivre, en l’empêchant de paraitre certains articles (je me tairai sur le pourquoi du comment mais c’est évidemment scandaleux). Mais l’auteur va justement se pencher sur ce cas pour expliquer l’importance des « vrais » reporters et des réseaux souterrains dans ce contexte. Ainsi, Spider-Jerusalem va retourner la situation à son avantage pour mener à bien sa vengeance qui va coûter très chère ! Mais à priori, notre héros est bien au-dessus de cela.
En toile de fond, le scénariste poursuit sa critique virulente contre la surmédiatisation en dénonçant, travers cette société futuriste, la surexploitation de l’image. Depuis les élections, Spider Jerusalem est devenu une figure connue dans la « ville ». Conséquence : abondance de produits dérivés, d’adaptations télévisuelles à gogo qui dénaturent complètement le personnage. Sachant que Spider n’a pas donné son aval à toutes les exploitations, sa rage va laisser place à quelques scènes croustillantes.
Notons tout de même que ce volume commence lentement avec 2 numéros qui nous plongent dans les pensées du héros, passage que j’ai trouvé longuet mais fort heureusement le sujet principal finit par éclipser cette longue introduction.

Le finish est bien senti et le ton satyrique amène du tonus aux discours loin d’être insensés du héros de l’histoire. Cette lecture fut hypnotisante et ma faim de « Transmetropolitan » subsiste toujours… Volume après volume, cette série confirme toutes les louanges dont elle est l’objet. Vivement la suite !

En bref

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