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Critique de Star Wars #1

par Le Doc le mar. 5 mai 2015 Staff

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Le 30 octobre 2012, Disney annonçait l'achat de Lucasfilm pour la somme de 4,05 milliards de dollars. Disney ayant racheté Marvel Entertainment en 2009, il ne faisait alors aucun doute que les futurs comics consacrés à la saga des étoiles de George Lucas retourneraient alors dans le giron de la Maison des Idées (rappelons que le tout premier comic-book Star Wars fut publié par Marvel entre 1977 et 1986). Le passage de flambeau entre Dark Horse, éditeur des B.D. Star Wars depuis le début des années 90, et Marvel fut tout natutellement officialisé en janvier 2014.

Bien qu'approuvé et supervisé par Lucasfilm, l'Univers Etendu développé en comics, romans et jeux vidéos depuis plus de 20 ans n'a jamais véritablement fait partie de la continuité officielle des films et des dessins animés, autrement dit le "canon". Ce "flou" délibérément entretenu permet d'établir une scission avec le poids de la continuité établie (et avec talent) par Dark Horse et de permettre aux auteurs Marvel de repartir à zéro. Les comics Dark Horse ne sont pas écartés pour autant, la preuve étant que Marvel les réédite en V.O. avec l'estampille "Légendes", pour bien marquer leur côté "alternatif".

En France, cette situation permet à deux éditeurs de pouvoir se partager la licence et de proposer aux fans de Star Wars une belle moisson de titres en attendant la sortie du "Réveil de la Force" de J.J. Abrams en décembre. Delcourt garde les droits des Dark Horse, dont il s'occupe avec brio depuis de nombreuses années, ce qui lui permettra de sortir de nouveaux albums et de rééditer les volumes épuisés avec le bandeau "Légendes". Quant aux comics Marvel, ils seront bien entendu publiés par Panini.

Les festivités commencent avec la sortie d'une revue kiosque dédiée aux deux premiers titres sortis par Marvel en début d'année (et pour pouvoir proposer le magazine à temps pour le 4 mai, soit le Star Wars Day, Panini a choisi de pratiquer un écart réduit avec les Etats-Unis) : "Star Wars" de Jason Aaron et John Cassaday (centré sur les Rebelles) et "Star Wars : Dark Vador" de Kieron Gillen et Salvador Larroca...ou quand le côté lumineux et le côté osbcur de la Force cohabitent au sein d'une centaine de pages pleines d'action, d'humour, de mystères et de machinations.

"Il y a longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine..."

L'accroche bien connue se découpe sur la page, en bleu sur fond noir, suivie d'un tonitruant STAR WARS et d'un déroulant familier qui présente de façon concise la situation. L'action n'a pas encore commencée qu'une certaine musique retentit déjà dans un coin de ma tête.
De "The Other Side" à "Thor : God of Thunder" en passant par "Wolverine & The X-Men" et "Scalped", le scénariste Jason Aaron a déjà montré sa capacité à s'adapter à tous les styles d'histoires, tout en pratiquant régulièrement un sens de l'humour qui fait mouche. Sa versatilité se retrouve dans ce premier arc qui démarre sur les chapeaux de roue : les héros de la Rebellion s'infiltrent sur une importante usine d'armement de l'Empire afin de la saboter. Une tâche qui ne sera pas de tout repos, puisque Han, Luke, Leïa, Chewie et les droïdes vont devoir la mener à bien tout en sauvant des esclaves...et c'est là qu'un certain Seigneur Noir des Sith choisit de faire son apparition.
Aaron débute sa série par une intrigue somme toute assez classique, ce qui lui permet de jouer directement avec la dynamique de groupe. Les traits de caractère de chaque personnage sont respectées, avec des dialogues qui sonnent bien (et la traduction est à l'avenant) et des interactions qui s'annoncent déjà savoureuses. C'est de l'action quasi-non-stop, rythmée et fun (notamment grâce à des références bien placées et à ce bon vieux Sispéo, toujours aussi irrésistible en faire-valoir comique).
Malgré des visages parfois un peu figés (la ressemblance photographique a ses limites), le dessinateur John Cassaday réussit là son meilleur travail depuis longtemps et soigne détails, composition des pages et dynamisme des affrontements entre les rebelles et les impériaux.
Bref, une entame réussie !

Preuve d'une coordination déjà efficace entre les deux séries, le "Dark Vador" de Kieron Gillen rebondit sur les événements décrits dans le comic-book de Jason Aaron, ainsi que sur le final d'"Un Nouvel Espoir". Suite à ses échecs successifs, Vador est contraint par l'Empereur de servir sous les ordres du Grand General Tagge, qui profite de la mort du Grand Moff Tarkin afin d'imposer ses idées auprès de Palpatine. Mais Vador a, comme toujours, son propre agenda...
Ici, l'atmosphère est différente. Le rythme est plus lent (sans être lénifiant) et le récit concocté par Gillen fait déjà la part belle aux secrets en tout genre. Les batailles ne sont pas pour autant oubliées et le final de l'épisode 2 prouve une de fois de plus qu'il est dangereux de sous-estimer Vador.
Malgré des poses parfois un peu raides (le combat dans l'antre de Jabba manque un peu de punch par exemple), Salvador Larroca se fond avec aisance dans l'ambiance résolument plus sombre de ce titre...et son Vador a tout de même une belle prestance.

Suite dans deux mois !

En bref

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