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Critique de Letter 44 #2

par Blackiruah le jeu. 10 déc. 2015 Staff

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« Letter 44 » est une série au synopsis qui m’a de suite attiré. Stephen Blades devient le nouveau président des Etats-Unis. Mais lors de son investiture, le précédent président lui a adressé une lettre qui lui révèle l’existence d’une présence alien dans l’espace qui a entrainé tout une politique de développement secrète pour découvrir ce qui se trame derrière cet évènement (et se préparer à se défendre à une hypothétique attaque).
Le premier volume se concentrait sur la découverte de cette situation et des différents personnages qui va de l’équipage dans l’espace parti au contact de la menace aux différents politiques qui travaillent autour du projet secret. Au final, le président prend la voie active et décide d’utiliser toutes les nouvelles technologies pour mettre fin aux conflits irakiens dans lesquels les forces américaines se sont embourbées avec le précédent régime. Parallèlement, l’équipage du Clarke va découvrir l’utilité du lustre qui ne va pas faire des heureux…

Charles Soule a eu le nez creux. « Letter 44 » n’est pas une saga d’aventure Science-fiction comme indiquée par l’éditeur, mais c’est une série avant tout politique. Et c’est justement ce qui la rend excellente.
L’auteur livre sa vision d’une confrontation politique entre des pseudos « Barack Obama » et « Georges Bush ». Les manœuvres politiques pleuvent dans les 2 sens et présentent 2 conceptions diamétralement opposées.
La première (celle du Président Blades) est activiste et fait tout pour régler la situation dans le meilleur des cas mais cette stratégie entraine une révélation de ses technologies et le rend vulnérable aux imprévus : ce qu’il va découvrir cruellement dans ce second tome. Par opposition, l’ancien président va manœuvrer en sous-marin pour développer ses armes à travers des actions malpropres qui vont faire mal à Blades. Mais ses ambitions ne sont-elles que personnelles ? Ce serait trop facile…
L’ambiguïté de la situation rend la lecture passionnante le tout ponctionné par la mission spatiale amenant un contexte toujours plus critique et inquiétant pour les terriens. Palpitant.

Alberto Alburquerque semble à son aise. Son trait épais et ses visages masculins carrés se fondent dans cet univers politique dur et froid. L’aspect légèrement cartoony permet des designs originaux pour les extra-terrestres autant pour les nouvelles technologies assez loufoques rappelant sur certains aspects des armures de chevaliers. Ce n’est peut-être pas le plus approprié pour une série politique (même si SF) mais ça reste appréciable et ne dérange en rien la lecture… Au contraire même grâce à des découpages assez malins.

L’édition est par contre impeccable. J’apprécie vraiment cette couverture lisse très robuste au déplacement. Le papier glacé épais est aussi agréable à la lecture et magnifie les couleurs : un joli contenant, comme le reste de la collection, mais cette qualité entraine un léger surcout par rapport à la production globale (16,95€).

Vous l’aurez compris, j’ai été complètement conquis. « Letter 44 », c’est le mélange réussi avec « House of cards » et une bonne histoire de science-fiction spatiale. Charles Soule réussit le pari de faire un comic-book de politique passionnant et haletant où le contexte toujours plus urgent rythme des décisions qui rendent la situation toujours plus critique. Ce second volume s’achève avec une nouvelle information capitale, comment les terriens réagiront face à cette nouvelle donnée… Cruelle sera l’attente… Une série incontournable pour les passionnés de politique !

En bref

« Letter 44 » est une série au synopsis qui m’a de suite attiré. Stephen Blades devient le nouveau président des Etats-Unis. Mais lors de son investiture, le précédent président lui a adressé une lettre qui lui révèle l’existence d’une présence alien dans l’espace qui a entrainé tout une politique de développement secrète pour découvrir ce qui se trame derrière cet évènement (et se préparer à se défendre à une hypothétique attaque). Le premier volume se concentrait sur la découverte de cette situation et des différents personnages qui va de l’équipage dans l’espace parti au contact de la menace aux différents politiques qui travaillent autour du projet secret. Au final, le président prend la voie active et décide d’utiliser toutes les nouvelles technologies pour mettre fin aux conflits irakiens dans lesquels les forces américaines se sont embourbées avec le précédent régime. Parallèlement, l’équipage du Clarke va découvrir l’utilité du lustre qui ne va pas faire des heureux… Charles Soule a eu le nez creux. « Letter 44 » n’est pas une saga d’aventure Science-fiction comme indiquée par l’éditeur, mais c’est une série avant tout politique. Et c’est justement ce qui la rend excellente. L’auteur livre sa vision d’une confrontation politique entre des pseudos « Barack Obama » et « Georges Bush ». Les manœuvres politiques pleuvent dans les 2 sens et présentent 2 conceptions diamétralement opposées. La première (celle du Président Blades) est activiste et fait tout pour régler la situation dans le meilleur des cas mais cette stratégie entraine une révélation de ses technologies et le rend vulnérable aux imprévus : ce qu’il va découvrir cruellement dans ce second tome. Par opposition, l’ancien président va manœuvrer en sous-marin pour développer ses armes à travers des actions malpropres qui vont faire mal à Blades. Mais ses ambitions ne sont-elles que personnelles ? Ce serait trop facile… L’ambiguïté de la situation rend la lecture passionnante le tout ponctionné par la mission spatiale amenant un contexte toujours plus critique et inquiétant pour les terriens. Palpitant. Alberto Alburquerque semble à son aise. Son trait épais et ses visages masculins carrés se fondent dans cet univers politique dur et froid. L’aspect légèrement cartoony permet des designs originaux pour les extra-terrestres autant pour les nouvelles technologies assez loufoques rappelant sur certains aspects des armures de chevaliers. Ce n’est peut-être pas le plus approprié pour une série politique (même si SF) mais ça reste appréciable et ne dérange en rien la lecture… Au contraire même grâce à des découpages assez malins. L’édition est par contre impeccable. J’apprécie vraiment cette couverture lisse très robuste au déplacement. Le papier glacé épais est aussi agréable à la lecture et magnifie les couleurs : un joli contenant, comme le reste de la collection, mais cette qualité entraine un léger surcout par rapport à la production globale (16,95€). Vous l’aurez compris, j’ai été complètement conquis. « Letter 44 », c’est le mélange réussi avec « House of cards » et une bonne histoire de science-fiction spatiale. Charles Soule réussit le pari de faire un comic-book de politique passionnant et haletant où le contexte toujours plus urgent rythme des décisions qui rendent la situation toujours plus critique. Ce second volume s’achève avec une nouvelle information capitale, comment les terriens réagiront face à cette nouvelle donnée… Cruelle sera l’attente… Une série incontournable pour les passionnés de politique !

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