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Critique de Bloodshot Reborn #1

par Blackiruah le ven. 29 avril 2016 Staff

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Second volume de la vague de lancement du nouvel éditeur Bliss comics, « Bloodshot Reborn » est celui où j’avais le plus d’a priori… Je m’explique.

Bloodshot, que je connaissais de loin, ne m’a jamais réellement attiré, avec ce mix entre Punisher (personnage dont il est difficile de passer à côté tant certains plans de cet album font directement référence à ce dernier) et Wolverine, je n’avais pas réellement l’envie de lire sa série, mais l’arrivée de Jeff Lemire sur le titre doublé d’un relaunch sur le titre a fini par me faire céder.

« Bloodshot reborn » se place dans la suite directe de l’event « The Valiant ». Dans ce dernier (attention je vais spoiler), le héros s’est vu purger de toutes ses nanites par Kay, l’ancienne géomancienne, avant son dernier souffle. Ainsi, Bloodshot est libéré de son fardeau et peut vivre pleinement sa vie. Oui mais…. En réalité, l’homme va être complètement perdu et se réfugier dans la drogue au fin fond des Etats-Unis dans un petit motel où il a trouvé refuge. Mais son quotidien va être chamboulé lorsqu’il apprendra via les journaux TV qu’un homme aux allures de Bloodshot (peau pâle, disque rouge) est responsable d’une fusillade, massacre qui va le pousser à agir et redéfinir sa façon d’être un héros.

Tout le sel de la série se trouve là : « Bloodshot Reborn » est une quête d’identité.
L’auteur utilise le concept du petit ange et diable qui l’accompagnent durant cette tracte. D’ailleurs, tout le long de la lecture, les personnages paraissent tellement vivants qu’on ne sait pas réellement si ils sont vraiment issus de l’imagination du héros ou non. L’un de ces conseillés (je me tairai sur le second) est une sorte de mini-Bloodshot (nommé Bloodsquirt), à l’aspect enfantin, complètement psychopathe et sanguinaire, poussant le héros aux plus vils actes de manière guignolesque. Cette idée, même si déjà vue, apporte un ton décalé appréciable dans ce récit pourtant dramatique.
De même, Jeff Lemire pousse sa réflexion sur la confrontation de Bloodshot entre la fatalité du sacrifice pour récupérer ses pouvoirs (et donc d’agir comme un vrai héros luminaire), et cette soif de meurtre caractéristique du « vigilant ». On découvre ainsi le chemin que souhaite prendre le protagoniste principal et toute la difficulté que cela entraine. Happé dans cette réflexion, j’ai fini par m’attacher à ce héros pas si classique : pari réussi.

Visuellement, si on aime l’hyper réalisme doublé de scènes barbares, « Bloodshot reborn » est la série idéale. Mico Suayan est dans la veine d’un Lee Bermejo : encrage sombre, muscles saillants, réalisme saisissant : l’impression est telle que nous pensons voir un film tant le tout a un côté très cinématographique. Mais l’artiste arrive aussi à ajouter du mouvement dans ses planches, ce qui amène clairement un gros plus.
A noter le mini bloodshot est dessiné par Jeff Lemire renforçant son côté cartoon grotesque alors qu’il tient des propos vils, vous verrez, ce personnage est vraiment excellent !

Niveau édition, on reste dans la veine de « The Valiant » : un format cartonné avec une belle qualité de page et surtout un joli prix de 10€ qui rend forcément l’achat plus simple.

Ce premier volume de Bloodshot Reborn m’a franchement bluffé. Jeff Lemire nous propose une quête d’identité à travers un personnage attachant qui va devoir se redéfinir malgré la fatalité de devoir retrouver ses pouvoirs qui lui ont tant fait de mal. Le rythme est soutenu, les dialogues passionnants et cerise sur le gâteau, les dessins sont superbes. Au final, j’ai préféré « Bloodshot reborn » à « The Valiant » qui propose une série plus ambitieuse mais aussi plus subtile qu’il n’y parait. A ne pas rater, amis lecteurs, Valiant semble parti pour durer si le reste du catalogue est du même niveau !

En bref

Second volume de la vague de lancement du nouvel éditeur Bliss comics, « Bloodshot Reborn » est celui où j’avais le plus d’a priori… Je m’explique. Bloodshot, que je connaissais de loin, ne m’a jamais réellement attiré, avec ce mix entre Punisher (personnage dont il est difficile de passer à côté tant certains plans de cet album font directement référence à ce dernier) et Wolverine, je n’avais pas réellement l’envie de lire sa série, mais l’arrivée de Jeff Lemire sur le titre doublé d’un relaunch sur le titre a fini par me faire céder. « Bloodshot reborn » se place dans la suite directe de l’event « The Valiant ». Dans ce dernier (attention je vais spoiler), le héros s’est vu purger de toutes ses nanites par Kay, l’ancienne géomancienne, avant son dernier souffle. Ainsi, Bloodshot est libéré de son fardeau et peut vivre pleinement sa vie. Oui mais…. En réalité, l’homme va être complètement perdu et se réfugier dans la drogue au fin fond des Etats-Unis dans un petit motel où il a trouvé refuge. Mais son quotidien va être chamboulé lorsqu’il apprendra via les journaux TV qu’un homme aux allures de Bloodshot (peau pâle, disque rouge) est responsable d’une fusillade, massacre qui va le pousser à agir et redéfinir sa façon d’être un héros. Tout le sel de la série se trouve là : « Bloodshot Reborn » est une quête d’identité. L’auteur utilise le concept du petit ange et diable qui l’accompagnent durant cette tracte. D’ailleurs, tout le long de la lecture, les personnages paraissent tellement vivants qu’on ne sait pas réellement si ils sont vraiment issus de l’imagination du héros ou non. L’un de ces conseillés (je me tairai sur le second) est une sorte de mini-Bloodshot (nommé Bloodsquirt), à l’aspect enfantin, complètement psychopathe et sanguinaire, poussant le héros aux plus vils actes de manière guignolesque. Cette idée, même si déjà vue, apporte un ton décalé appréciable dans ce récit pourtant dramatique. De même, Jeff Lemire pousse sa réflexion sur la confrontation de Bloodshot entre la fatalité du sacrifice pour récupérer ses pouvoirs (et donc d’agir comme un vrai héros luminaire), et cette soif de meurtre caractéristique du « vigilant ». On découvre ainsi le chemin que souhaite prendre le protagoniste principal et toute la difficulté que cela entraine. Happé dans cette réflexion, j’ai fini par m’attacher à ce héros pas si classique : pari réussi. Visuellement, si on aime l’hyper réalisme doublé de scènes barbares, « Bloodshot reborn » est la série idéale. Mico Suayan est dans la veine d’un Lee Bermejo : encrage sombre, muscles saillants, réalisme saisissant : l’impression est telle que nous pensons voir un film tant le tout a un côté très cinématographique. Mais l’artiste arrive aussi à ajouter du mouvement dans ses planches, ce qui amène clairement un gros plus. A noter le mini bloodshot est dessiné par Jeff Lemire renforçant son côté cartoon grotesque alors qu’il tient des propos vils, vous verrez, ce personnage est vraiment excellent ! Niveau édition, on reste dans la veine de « The Valiant » : un format cartonné avec une belle qualité de page et surtout un joli prix de 10€ qui rend forcément l’achat plus simple. Ce premier volume de Bloodshot Reborn m’a franchement bluffé. Jeff Lemire nous propose une quête d’identité à travers un personnage attachant qui va devoir se redéfinir malgré la fatalité de devoir retrouver ses pouvoirs qui lui ont tant fait de mal. Le rythme est soutenu, les dialogues passionnants et cerise sur le gâteau, les dessins sont superbes. Au final, j’ai préféré « Bloodshot reborn » à « The Valiant » qui propose une série plus ambitieuse mais aussi plus subtile qu’il n’y parait. A ne pas rater, amis lecteurs, Valiant semble parti pour durer si le reste du catalogue est du même niveau !

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