Critique de Rocketeer, nouvelles aventures #2
par Auray le ven. 20 mars 2026 Staff
Rocketeer le retour 2
Dave Stevens peut être rassuré outre-tombe, son oeuvre lui survivra. Preuve s'il en faut avec ce second tome d'hommages. Les plus grands de l'industrie des comics se sont de nouveau réunis afin de donner un nouvel élan à l'homme-fusée. Arriverons-nous à atteindre les étoiles, ou, comme Elon Musk et son SpaceX, on ne fera que les effleurer ?
Comme d'habitude avec ce genre de livres, il faut être très talentueux pour amener tout de suite le lecteur dans un récit composé de huit planches seulement. Il faut du talent, une vraie connaissance du coeur de la série originale et puis une bonne dose d'inspiration. Et si en plus on arrive à moderniser le tout, c'est alors un exploit. Il y en a quelques-uns, je vous rassure tout de suite.
Dès le départ, avec Marc Guggenheim (récemment vu dans Spider-Man et Wolverine) et Sandy Plunkett avec un côté plus Far West, tout en s'aidant du mythe de super-héros. Mais, on a aussi celui de Superman, le plus proche peut-être des pouvoirs du Rocketeer. Stan Sakai, le créateur de Usagi Yojimbo réalise à ce moment-là un rêve de gosse, c'est certain. Le scénario de Tom Taylor (Nightwing) est certainement mon préféré car il est le plus humain et il met en avant un certain bravoure de ceux qui n'hésitent pas à tout sacrifier afin d'aider leurs prochains. Betty chez Paul Dini ( Mad Love) est forcément mise en avant comme Harley Quinn avant elle. Là, on a une modernité à toute épreuve en mettant cette femme plus en avant encore.
Bon, il y a aussi les casse-cous qui graphiquement ne sont pas à la hauteur, ou alors, ceux qui sortent carrément du lot en mettant en avant un autre monde que celui bien défini de la licence. Ça aurait pu marcher, c'est osé, mais ça reste pour ma part un coup dans l'eau. Même les plus grands peuvent se casser les dents sur ce genre d'exercice s'ils ne se remettent pas un tant soit peu dans l'ambiance. Bref, on se consolera avec la magnifique galerie de couvertures finales.
En bref
Si tout ne sera pas au goût de chacun, chacun en aura pour son goût. C'est souvent comme cela un album hommage, ça a ses avantages et ses inconvénients, toutefois, ça peut amener également à (re)lire un auteur par la suite tant il est ressorti du lot entre ses pages. Et vous, vous pensez à quelqu'un en particulier pour le coup ? Dans tous les cas, ne faites pas l'impasse sur le petit monde de Dave Stevens. Cet album prouve bien qu'il a marqué les esprits, et ça, c'est très sympathique de nous le rappeler.
Positif
Un album qui a le mérite d'exister
Quelques auteurs tirent vraiment leur épingle du jeu
On a envie de relire Rocketeer maintenant
Negatif
Des histoires parfois à côté de la plaque graphiquement comme scénaristiquement









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