Batman, tueur d'ambiance ?
Grant Morrison livre son interprétation de la fin de "The Killing Joke", êtes vous du même avis ?
Publié en 1986, Batman: The Killing Joke de Alan Moore et Brian Bolland présente, en parallèle d'une nouvelle echaffourée entre le justicier et le Joker, une version des origines du Clown Criminel qu'on découvre petit comique de cabaret obligé de truander sous le masque du Red Hood pour subvenir aux besoins de sa femme. Du moins, jusqu'à ce que cette dernière meurt et qu'il finisse par tomber dans une cuve chimique sous le regard de Batman pour devenir le fou connu de tous.
A l'époque, le récit frappe les lecteurs par sa dureté. Le Joker estropie Barbara, aka Batgirl, en lui tirant dessus, puis torture son père le comissaire Gordon en lui montrant les photos qu'il a pris. Mais c'est surtout la conclusion qui laisse le lecteur pantois. Après avoir bataillés dans une fête foraine abandonnée, Batman et le Joker sont pris d'une crise de fou rire nerveux, tous deux piégés dans une guerre sans fin.
Cependant, lors d'une interview consacrée à Kevin Smith pour son podcast Fat Man on the Batman, le scénariste Grant Morrison, qui sort à peine d'une relation de sept ans avec le Gardien de Gotham (Batman Incoporated), ouvre de nouvelles perspectives quant à la finalité du récit en affirmant que Batman brise la nuque du Joker pour le faire taire à jamais. Un raisonnement qui revient au début du récit quand Batman déclare que l'un d'eux sera obligé de tuer l'autre si leur combat venait à continuer, faisant ainsi de l'œuvre The Killing Joke la première et la dernière histoire du Joker.
Un raisonnement plutôt étonnant et inédit !
Extrait de l'interview :
Et vous qu'en pensez-vous ?
Vous trouverez la planche en question ci-dessous


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