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Critique de No war #1

par vedge le ven. 15 févr. 2019 Staff

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Gilets jaunés

C’est à une tâche de Titan que s’est attelé Anthony Pastor avec cette série.

A la manière d’une série télévisée, il souhaite dérouler sur la durée (6 à 10 tomes), un récit sociétal contemporain.

Un état formé d’îles est le théâtre d’un combat entre le gouvernement soutenant les riches et le peuple qui manque de tout et n’en peut plus.

En parallèle, les autochtones de l’île voisine de la capitale, aux riches traditions ancrées dans la nature et l’ésotérisme, se battent pour qu’un barrage ne vienne pas détruire leur fragile écosystème.

Partagé entre un père chargé de la construction dudit barrage, et une mère issue du peuple ancestral, Run, un jeune adolescent, essaie de trouver son chemin.

Le dessin, profitant de la nécessaire vitesse d’exécution pour un travail au long cours, réussit à aller directement à l’essentiel du propos.

Pas de circonvolutions, de précisions ou décors inutiles.

Il en ressort une force brute et un dynamisme incroyable dans le trait.

Dans ce premier tome, l’ensemble des personnages et des histoires parallèles complexifient parfois la compréhension globale du propos ; Mais le décor est planté, mille ramifications s’envisagent et le lecteur est scotché.

Une sorte de teasing grandeur nature pour la suite.

Si l’auteur réussi à la fois sur le fond et la forme sur le long terme, on est à l’aube d’une série BD qui marquera.

En bref

Le début d’une épopée contemporaine qui résonne pleinement avec l’actualité. Un graphisme puissant et brut qui va à l’essentiel. Un premier tome qui fait dire : encore !

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