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Critique de Les Liens du Sang #8

par Auray le lun. 25 janv. 2021 Staff

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Tu es bien sur la liste des invités « la folie », entre donc !

Tout d'abord, il faut que je vous dise que je me délecte des couvertures de Shuzo Oshimi, et celle-ci tout particulièrement. Déjà, parce que pour une fois, elle se trouve en noire et blanc, chose assez rare il me semble, pour être souligné. Elle reproduit fidèlement les photos d'antan que l'on peut trouver le plus souvent en fin de tome. Vous ouvrez le premier rabat et c'est le visage de Seiko qui s'ouvre à vous ou plutôt qui ne s'offre pas à vous...

Ce tome vous plonge encore une fois plus profondément dans la folie, sauf que cette fois, la mère ne sera plus seule, son fils, Seiichi l'accompagne dans ce gouffre sans fond par son amour inconditionnel. Nous les regardons faire dès le premier chapitre, qui est la suite directe des évènements du précédent tome.

Par la suite, on est en roue libre. C'est-à-dire que le jeune homme lui-même n'arrive plus à exprimer ses émotions les plus simples, et craque, comme une brindille sous le pied lors d'une de nos balades en forêt. Encore une fois, le dessin d'Oshimi offre une tension qui est à son comble, et, on reçoit en pleine face cette descente dans les enfers creusés auparavant par la mère ou par les précédents tomes.

On ne peut qu'admirer qu'aucun détail scénaristique n'est omis, et chaque coup de poignard dans le cœur du garçon signe un retour en arrière désormais impossible : une douleur en plus lorsque l'on observe définitivement la fin d'une possibilité de lien avec Yuiko, une blessure à droite lors d'une rixe entre camarades de classe, et plus de souffrance à gauche lorsque la vérité commence à remonter d'une petite enfance remplie de violence et de sang, même sur les mains. Et, on peut finir sur une crainte assouvie et prise de plein fouet avec l'abandon total du père face à cette situation hors norme.

La tante va définitivement basculer le jeu par sa recherche incessante de la vérité. Les décisions sont prises, rien ne sera plus comme avant, et surtout pas la santé mentale de notre famille. On souffre de voir que Seiichi qui n'arrive pas à se tirer de là. On pense à Émile Zola ou son histoire naturelle et sociale qui mettait en avant l'influence de son environnement et de l'hérédité. Mais on peut aussi citer, pour la partie graphique, le grand Vincent Van Gogh, notamment lors du passage où le jeune écolier rentre de l'école. Cet artiste n'était-il pas lui-même aux prises de la folie ?

En bref

« Mon Seiichi à moi … »

9
Positif

Shuzo Oshimi et son trait incroyable

Une série désormais incontournable et marquante

Les détails amenés lors des précédents tomes ne seront jamais oubliés

Quelle belle couverture les amis !

Negatif

Ça se lit vite tant on est pris dans l'engrenage !

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