Critique de Beneath the trees where nobody sees #1
par Auray le jeu. 6 août 2026 Staff
Sous les arbres, là où personne ne voit, 1er épisode
Aux Etats-Unis, ce livre a très bien fonctionné. Pourtant, le phénomène m'a complètement échappé. Il faut dire que, pour mon excuse, en campagne, on n'est pas forcément très gâté quand il s'agit de livres un peu plus spécialisés. Le petit a quand même eu une nomination aux fameux Eisner Award. Alors qui est l'auteur de ce comic book ?
On remarque rapidement deux choses dans la petite biographie de Patrick Horvath : il apprécie particulièrement les récits d'horreur et il est, à la base, cinéaste. Avant de parler du graphisme si particulier des mésaventures de Samantha Strong, permettez-moi de dire un mot sur les dialogues. Car beaucoup mettent tout de suite en avant le décalage entre l'histoire et la colorisation, son dessin. Pourtant, je pense que la grande force de ce livre est avant tout sa fluidité. On le lit d'une traite en ayant envie de savoir vite la suite. Si parfois certaines scènes semblent hors sujet, on découvre par la suite les petites ramifications. Et c'est là où l'on reconnaît l'expérience du cinéma.
Et, effectivement, les journaux ou les chroniqueurs ont beaucoup écrit sur ces couleurs qui rappellent vraiment "Petit Ours brun". J'en ai assez lu aux enfants pour le confirmer. En tout cas, on y pense tout de suite avec en plus une oursonne en personnage principal, bien plus qu'à Blacksad. Déjà, ce dernier, c'est du polar, ici, on est plus dans un thriller. De plus, on peut remonter plus loin dans l'histoire de l'anthropomorphisme, je pense par exemple au premier Disney. On a peut-être un petit clin d'œil quand la première victime pourrait être un cousin de Donald Duck.
Du coup, les scènes de meurtre ressortent d'une autre manière dans notre esprit pour ce ersatz d'un épisode de Dexter. Sur le coup, j'avoue avoir plus pensé à notre manière de tuer les animaux pour les manger. La façon de découper les victimes pourrait ressembler à celle exercée sur notre cochon. La finalisation ressemble au schéma que l'on voit souvent chez un boucher.
En bref
Au final, chacun interprétera ce qu'il veut dans cette histoire, et c'est bien cela qui en fait un objet de toutes les passions. Si l'histoire peut être assez classique, elle sort vraiment son épingle du jeu par la fluidité des dialogues, un scénario assez palpitant et un graphisme très doux. Bienvenue à Woodbrook, la ville qui ressemble tant à celle de nos épisodes de Desperate Housewives, sauf qu'ici, la grande faucheuse peut prendre à tout moment le bouc, le chien, la souris, le renard ou bien le tigre...
Positif
La fluidité des dialogues
Le graphisme avec sa colorisation toute douce...
Qui cache une vraie violence humaine
Un anthropomorphisme bien trouvé
Negatif
Un air de déjà-vu malgré tout









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