Retour vers le passé : Wild Wild West (1999)

 

Western/comédie
Long métrage américain
Réalisé par Barry Sonnenfeld
Scénarisé par S.S. Wilson, Brent Maddock, Jeffrey Price et Peter S. Seaman d’après une histoire de Jim et John Thomas et la série télévisée créée par Michael Garrison
Avec Will Smith, Kevin Kline, Kenneth Branagh, Salma Hayek…
Année de production : 1999

En tant qu’« enfant de la télé » des années 80, j’ai passé beaucoup de temps devant de nombreuses séries télévisées…des feuilletons que, à quelques exceptions près (comme La Quatrième Dimension et la série classique Star Trek que j’ai fini par regarder en intégralité en DVD au début des années 2000), je n’ai jamais revu par la suite. C’est le cas des Mystères de l’Ouest (The Wild Wild West en version originale), au croisement de plusieurs genres (son créateur l’avait vendue comme un « James Bond à dos de cheval ») diffusée à l’origine aux Etats-Unis entre 1965 et 1969.

Comme souvent avec les séries de cette époque, les épisodes étaient rarement à suivre (à part lorsqu’il y avait des histoires en deux parties bien entendu) et on pouvait donc tomber sur l’un d’eux et le regarder sans problèmes de compréhension grâce à une formule bien rodée. Honnêtement, je ne me rappelle plus vraiment des histoires, juste du générique, de la musique, des héros bien cools campés par Robert Conrad et Ross Martin et de quelques images qui me sont restées en mémoire comme celles avec le nain Miguelito Loveless, ennemi récurrent de James West et Artemus Gordon.

 

 

Au début des années 90, la Warner a récupéré les droits de la série TV pour le développement d’un long métrage qui a pris quelques années pour trouver le chemin du grand écran. Les premiers noms envisagés étaient Richard Donnner (qui avait signé trois épisodes des Mystères de l’Ouest en 1966) et Mel Gibson mais le tandem de L’Arme Fatale a préféré Maverick, une autre adaptation de western télévisuel. Plusieurs noms ont suivi avant que Barry Sonnenfeld et Will Smith signent en 1997, l’année du succès de Men In Black. George Clooney aurait pu succéder à Ross Martin en Artemus Gordon mais même si le studio le voulait, il s’est vite rendu compte que le rôle n’était pas fait pour lui et il s’est écarté pour laisser la place à Kevin Kline.

Avec Barry Sonnenfeld aux commandes et Will Smith en tête d’affiche, il est évident que la Warner voulait avoir son propre Men in Black…ce qui n’a pas du tout été le cas (et pas juste parce que le film a été un échec au box-office). Le duo Will Smith/Kevin Kline n’a ainsi pas du tout la même alchimie que celui formé par Smith et Tommy Lee Jones. Si l’idée de faire de James West un capitaine de l’armée américaine black était intéressante, elle aurait pu aussi être un peu mieux exploitée et l’égocentrisme de Gordon n’aide pas à établir une sympathique dynamique d’équipe, les deux hommes passant une grosse partie du métrage à se tirer la bourre.

 

 

Mais même si le film a ses défauts (notamment certains gags gênants) et qu’il se perd parfois dans ses changements de ton (conséquences des réécritures car si six noms sont crédités, il y en a eu au moins de trois de plus qui sont passés sur le scénario), je ne le trouve pas si mauvais que ça (contrairement à Will Smith qui en a parlé comme de son plus mauvais film…et il a pourtant faire pire). L’aventure est menée sur un rythme enlevé, Kenneth Branagh cabotine joyeusement en grand méchant (une version de Loveless en ancien militaire confédéré amputé), Salma Hayek est l’atout charme et les différents mécanismes inventés par l’antagoniste ont une touche steampunk pas déplaisante, avec de chouettes effets spéciaux.

Le dernier acte voit ainsi l’apparition d’une araignée mécanique géante, arme ultime de Loveless dans sa conquête de l’Amérique. Ce qui a certainement du être une grosse concession des scénaristes au fantasque producteur Jon Peters, qui voulait déjà que Superman affronte une araignée géante dans le Superman Lives avorté de Tim Burton !

Wild Wild West, Jim West, desperado
Rough rider, no, you don’t want nada
None of this, six-gunnin’ this, brother runnin’ this
Buffalo soldier, look it’s like I told ya
Any damsel that’s in distress
Be out of that dress when she meet Jim West
Rough neck so go check the law and abide
Watch your step with flex and get a hole in your side

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